La première chose à penser c'est de charger son pico ou son téléphone, le jour, c'est à dire la plupart du temps quand on bouge. ça ne me dérange pas plus que ça, mais cela signifie qu'à l'usage, pendant la journée, le pico est soit à la maison sur le rebord de la fenêtre, soit vissé sur ma casquette. Ce qui n'en fait pas un produit vraiment nomade.
- 3h en plein soleil dehors : je n'ai pas réussi à obtenir la moindre recharge de mon téléphone. Pas même gagné une barrette de recharge.
- 3h en usb sur mon ordinateur : le pico n'a pas réussi à choper assez d'énergie pour sortir mon iphone de sa veille (il n'avait plus de batterie)
- 5h de route, derrière mon pare brise, pico connecté au téléphone sous un ciel lumineux mais pas bleu, du soleil, un peu de nuage: rien, nada, pas de charge
- une journée entière derrière une vitre plein sud, sous un ciel gris. Pas le moindre signe énergétique. Pourtant la notice précise que ça marche aussi sous les nuages.
Et sinon, est-ce que les vendeurs écolo ont essayé le produit avant d'en venter les mérites sur leur boutique ?
Je suis désolé, mais sincèrement je pense que ce type de produit n'apporte rien, ne rend pas un bon service et n'a pas le moindre bénéfice écologique.
Comme d'hab je suis ouvert à revoir totalement mon jugement, si vous voulez m'en convaincre, j'en serai même ravi.
Via Buzz Ecolo, je découvre un projet de nouvelle bouteille chez Coca.

On m'aurait compris ?
Hollywood Sphère - Innovation ou progrès ?
envoyé par quotidiendurable.
HollywoodSphere3
envoyé par quotidiendurable. - Plus de vidéos fun.
Et oui, ce matin, comme régulièrement depuis 3 ans, j'ai rechargé ma brosse à dent avec des nouveaux poils. Enfin presque, avec une nouvelle tête tout au moins.
Pour savoir ou en trouver, faites un tour chez les eco sapiens.
Alors, oui c'est plus cher, mais vous savez quoi, avec mon petit geste, je construis un marché.

Green Business (nom à la mode ! ) c'est un mix de Challenge / L'entreprise et de Valeur Vertes / La Revue Durable.
Enfin un magazine vert qui aborde clairement la question de l'écologie sous l'angle business. On n'est pas perdu sous les dernières normes techniques du panneau solaire X24 ou sur la gestion des déchets urbains de la ville de patawak avec un interview du chef de projet risque et environnement.
Dans Green Business, on a
- 24h avec Olivier Desurmont, le fondateur de Sineo
- Un article sur les cleantech en bourse
- Une présentation de la nouvelle formation Entrepreneur et Developpement durable à l'université catholique de Lille.
- Une page produits / services utiles à l'entreprise
- Un brief sur l'imposture du diesel
J'ai parfois tiqué sur la rigueur écologique de certains contenus, mais finalement 100 fois moins que ce que je pensais en saisissant le magazine dans le kiosque.
Il manque une section à mon sens : le management.
C'est probablement la rubrique qui me fait le plus bondir dans les magazines économiques traditionnels. J'hallucine toujours sur le coté old school et père fouettard des consultants. Dans le genre pas vraiment prêt à accueillir la génération Y, ils sont numero 1 !
On pourrait y avoir les même type de dossier que dans challenges ou capital, mais au lieu de dire "il faut recadrer votre collaborateur et lui rappeler que l'an dernier il a eu sa BM", on pourrait dire "assurez vous que votre collaborateur se sent bien, essayer de comprendre ce qui ne va pas. Une fois que vous avez bien cerné avec lui le malaise, aider le à trouver les solutions qui lui conviennent. N'oubliez pas la règle numéro un, si votre salarié est heureux de venir bosser, les clients seront heureux de bosser avec lui !".
Il en va de même au sujet des atouts environnementaux des biens que nous consommons. A quoi bon acheter un produit bio qui viendrait du chepaoukistan ? Quel sens à acheter un produit biodégradable, produit dans une usine ceveso ?
Au début, les industriels pouvait se dire "product first !". Sauf que petit à petit, le client intrègre les pratiques de l'entreprise dans la notion de produit.
Exemple parfait hier.
Je tombe sur la pub d'Apple pour ces nouveaux portables écolos.
D'un point de vue produit, l'offre est difficilement contestable. Il y a encore de la place pour le progrès, un boulevard même, mais ça avance et on ne peut que s'en réjouir.
Hier, encore, je passe sur le blog de Pierre-Olivier, écologiste convaincus, mais qui est allergique à tous les mauvais produits écolos. Ceux qui sont mieux pour la planète mais qui ne rendent plus service à l'utilisateur.
Après avoir passé commande d'un ordinateur sur le site d'Apple, il constate la chose suivante :
son ordi est livré de Chine, en express...

Voici ce qu'il écrit sur son blog :
Pas facile d'être vert et efficace.En synthèse, la machine commandée en ligne ce dimanche soir (c’est à dire déjà le matin en Chine) a été modifiée à ma demande, puis expédiée depuis la Chine (forcément par avion pour tenir de tel délais) pour que je puisse l’avoir dès demain, ici, sur la Cote Est des Etats-Unis.
Je n’ai pas choisi la livraison rapide, car je n’utiliserai pas cette machine tout de suite. Vous avez compris où je veux en venir : Tout cela n’a pas de sens.
Du coup, je me dis que si Apple me proposait un système de livraison plus respectueux de la planète, même si celui-ci devait prendre 10 jours au lieu de 3 et même si je devais payer un peu plus cher pour le produit, je pense que je l’aurais pris.
Le hic c'est qu'en une livraison
- Le produit est déjà vachement moins vert
- Le roi n'est pas content du tout !
Celui de Régis tourne autour des abeilles !
Il se passionne sur le sujet, et on réfléchi ensemble à pouvoir fournir un service aux entreprises grâce à cette passion.
Nous avons commencé par Ecolutis, et nous avons installé notre première ruche il y a quelques mois.

Et aujourd'hui, nous avons le premier Ecolumiel !
Cetelem lance http://www.moncreditresponsable.com un site d'info, non marchad, sur le crédit.
Si je n'ai rien à reprocher au site et à son contenu, je n'ai toujours pas compris pourquoi le mot "responsable" ?
J'en profite pour vous partager une experience. Il y a quelques années, je me suis renseigné pour un crédit automobile chez Cetelem. A ce moment précis, j'étais demandeur d'emploi. Le crédit que je souhaitais faire était d'une durée de 12 mois et j'avais la chance d'avoir des "revenus" assedic qui me permettaient sans problème de souscrire ce crédit. J'ai fait une simulation en indiquant ma situation et en demandant un crédit "joint" avec ma femme, qui elle même était tout à fait en mesure de prendre en charge ce crédit.
Réponse : Non !
Juste pour voir, j'ai refait la simulation, en proposant cette fois uniquement les revenus de ma femme, c'est à dire sans prendre en compte mes "revenus" assedic.
Réponse : Oui !
No comment
Yes, j'ai le droit d'écrire "nos enfants" ! Ben oui, je suis papa moi maintenant !
Je viens viens de lire les propositions de Women in Europe for a Common Future
"Directive européenne Jouets– Une protection réelle des enfants contre les produits chimiques présents dans les jouets? "
Il y a des trucs assez intéressants, morceaux choisis :
Le logo jouet CE que la majorité des parents voit comme un gage de sécurité et de qualité, ne signifie rien. Le logo européen CE est apposé sur les jouets par les fabricants de jouets eux-mêmes et ne fait pas l’objet d’un contrôle impartial.
[...]
Une étude publiée par le Lancet en novembre 2006 montre qu’un enfant sur six pourrait souffrir de troubles neurologiques suite à l’exposition de leur mère à des produits chimiques industriels neurotoxiques non réglementés et des substances dangereuses pendant la grossesse. Une dose aussi élevée dès la naissance rend indispensable de tout mettre en oeuvre pour assurer la protection des enfants contre les expositions futures à des substances portant atteinte à leur santé par la suite. Parmi les 200 substances identifiées, beaucoup sont persistantes et bio accumulatives, elles vont donc continuer de s’accumuler au cours de leur vie et seront transmises à leurs enfants.
[...]
La proposition de révision de la Directive Jouets de la Commission interdit, à quelques exceptions près, l’utilisation de substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques: les CMR. Cependant la proposition autorise plusieurs dérogations:
• S’il n’existe aucun produit de substitution de la substance,
• Si un comité scientifique est d’avis qu’il n’y a pas d’implication dangereuse,
• Si la règlementation REACH n’interdit pas son utilisation dans les produits de consommation,
• Les CMR sont autorisés dans les parties non accessibles des jouets.
En outre, la proposition de la Commission autorise les CMR en deçà d’un certain seuil de concentration (0.1% pour les CMR de catégorie 1 and 2, 1% pour ceux de catégorie 3) sur la base des règlementations applicables à l’industrie chimique.


J'aime beaucoup la dérogation en cas de non substitution possible. "Bon alors les gars, on est désolé, on a rien trouvé pour remplacer ce truc super toxique, du coup notre produit est légal. Allez-y coller le dans la bouche de vos mômes ! C'est sans risque ! Enfin.... pour nous".
La partie sur REACH est sympa aussi, déjà REACH a été super allégée ,mais en plus cela signifie qu'on ne considère pas vraiment les enfants comme un cas à part. Les gars se sont dit "attend, ce produit les gens vont être en contact avec pendant maxi 10 minutes par semaine, c'est pas la mort". Sauf que mon coco à moi, si tu lui file un jouet, le truc va passer la moitié de la journée DANS SA BOUCHE !
Le coup des seuils de concentration est vraiment pour moi le signe d'une belle ignorance aussi. Notamment car on parle de substances qui s'accumulent dans nos tissus et qui se transmettent de génération en génération.
On a encore du chemin à parcourir....
ça me rappelle un jouet que mon médecin à offert a mon fils. Un truc pour se faire les dents, de la marque Nestlé. Le jouet en question a un gout. Comme si on cherchait à l'habituer à la Nestlé attitude dès la naissance.....
Depuis 7 mois nous avons un petit coco à la maison, et depuis 10 jours, il dort la nuit. Yes !
Dès le départ nous avons décidé d'utiliser des couches lavables, petit bilan a posteriori.
Tout d'abord pourquoi des lavables ?
- L'ecologie : y a pas photo, on dira tout ce qu'on voudra les lavables c'est plus écolo. Y compris en prenant en compte les lavages. Les couches jetables c'est 50% des déchets non recyclable d'une famille avec un enfant. Elles mettent environ 300 ans à se dégrader et utilisent 200 fois plus d'eau qu'une lavable pour être fabriquée.
- La santé : Les produits contenus dans les jetables font régulièrement parler d'eux. Notamment les absorbant : "même mouillés, ils sont secs" et pollués. On trouve dans les couches de nos bébés, des produits qui sont interdit dans les tampons féminins depuis 20 ans... cherchez l'erreur. Par ailleurs, une étude à montré que la température est 2°c supplémentaire dans les couches jetables, cela pourrait avoir un effet sur les capacités reproductives des petits garçons.
- L'économie : Dès le premier enfant c'est rentable. Sans compter que les couches peuvent servir aux suivants, se donner, ou se revendre d'occasion. Nous n'avons d'ailleurs acheté aucune couche neuve. Ebay, amis, braderie etc....
Passons maintenant à la pratique
Comment ça marche ?
Les couches lavables ressemblent à des couches jetables. Il y a des boutons pressions, des scractch. Fini les langes avec des noeuds spéciaux etc... La couche lavable c'est facile à mettre et pratique.

La couche est composée d'une culotte (ci-dessus), d'un ou plusieurs insert, et d'une feuille de cellulose.
L'insert est une bande de coton ou de bambou qui absorbe l'humidité. Il est séparé de la couche, tout simplement pour faciliter le séchage de l'ensemble.

La bande de cellulose est la seule partie jetable de la couche. Elle va récupurer tout ce qu'on aime pas. Lorsque l'on change bébé, on met directement cette partie là à la poubelle.
Deux fois par semaine, on met le tout à la machine. Et zou !
Est-ce la galère ?
A part ça, aucune différence. Je suis donc prêt à faire cet effort pour la santé de mon enfant et celle de la planète.
Et bien non,vraiment pas. Disons que si ça doit remonter jusqu'aux oreilles, lavable ou jetable = même combat !
Aucun problème ! La plupart du temps les nounous sont ravies d'essayer quelque chose de nouveau. Tout se passe super bien. Pour elles, ça ne change rien. Elle mettent les couches dans un sac ou lieu de les mettre à la poubelle et c'est tout.
Et pour bébé ?
Les couches lavables font un popotin plus cossu que les jetables. Au premier coup d'oeil vous savez si l'enfant à des lavables.
Concernant les rougeurs, allergies etc...Je pense que ça dépend des enfants. De notre coté, notre fils n'en a tout simplement aucune. Le gel des jetables crée une réaction chimique qui libère des vapeurs d'ammoniaque. Il n'y a pas ce soucis avec les lavables.
Mais alors du coup, vous avez des lingettes lavables aussi ?
En plein dans le mille !
Nous lavons notre petit coco avec des lingettes en coton que l'on humidifie avec un vaporisateur d'eau. (Acheté chez Leroy Merlin !).
Ensuite, c'est produit bio ! Nous utilisons surtout la marque Natessance, car elle est cosmebio, mais aussi car Marie-Laure travaille chez Léa Nature !.
Plus d'info ?
++ Une étude de Greenpeace sur les Pampers (de 2000) http://archive.greenpeace.org/pressreleases/toxics/2000may152.html
++ Une étude sur les lavables : http://www.feve-vendee.org/telecharger/couches-lavable.pdf
++ Les lavables sur Ekopedia http://fr.ekopedia.org/Couche_lavable#Pour_la_sant.C3.A9_du_b.C3.A9b.C3.A9
++ Une thèse sur les couches lavables http://www.cniid.org/healthcare/docs/These-couches-lavables.pdf
















