Une analyse sur l'antagonisme des mots "développement" et "durable"



Cet article a été rédigé par Olivier le Lundi 6 Mars 2006, 08:55 dans la catégorie Au quotidien
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Commentaires

  1. Merci pour ce très pertinent article

    Ecrit par spirale, le Mercredi 8 Mars 2006, 09:35

    Une vérité qui gagnerait à être connue et diffusée

  2. Re: Merci pour ce très pertinent article

    Ecrit par parkerbol, le Dimanche 12 Mars 2006, 19:32

    Vous (quelques contributeurs du forum) avez montré à plusieurs reprises cet article mais quel est votre avis sur la question ?
    Pourquoi parler d'antagonisme entre "développement" et "durable" ?
    Si l'on se réfère à notre société, il est évident qu'il faudrait parler de décroissance et dans ce cas "développement durable" devient une concept à la mode voire même un concept galvaudé par de grandes multinationales (total, gdf ...), mais dans le cas des pays dits en développement, le concept prend tout son sens.
    Car pour eux le développement est une nécessité et si les conditions régissants le développement durable (économie, écologie, social) sont réunies, il devient durable (soutenable en réalité).
    Malheureusement "l'occident" devrait faire le maximum d'effort pour le que triptyque du développement durable s'applique partout chez lui, mais l'on voudrait comme d'habitude que les plus pauvres d'entre nous se l'appliquent d'abord.
    C'est se moquer de ceux qui ne consomment pas 80% des ressources planétaires alors qu'ils ne représentent que 20% de l'humanité.

    Combien d'entre vous serez prêts à diviser leur mode de vie par 20 pour que le reste de l'humanité et les générations futures puissent vivre dans des conditions décentes ?

  3. Re: Re: Merci pour ce très pertinent article

    Ecrit par Parker, le Lundi 13 Mars 2006, 16:39

    Dans un monde fini, le développement ne peut pas être durable. S'il peut exister, ce n'est que ponctuellement, pour progresser d'un niveau à un autre. En imaginant que le seuil acceptable d'évolution se situe à mi chemin entre le niveau des pays en voie de développement et celui des pays développés, il est bien évident que les premiers ont encore une marge de développement, et que les derniers ont une marge de décroissance, pour reprendre l'expression à la mode. Tout cela est bien théorique, car ne prenant pas en compte les problèmes de démographies, et de ressources disponibles, et de la répartition de celles-ci.

    Aussi dure que soit la réalité de la situation, il n'est pas évident dans un "monde en marche", de freiner des quatres fers pour tenter de vivre vertueusement, dans une logique de partage, de durabilité et de sauvegarde de notre envirronement. Même avec de fortes convictions, appliquer de tels principes à soit-même nécessite de repenser complétement sa façon de vivre et celle de ses proches. Et pourtant, il nous faudra bien le faire, bon gré mal gré...

  4. Re: Re: Re: Merci pour ce très pertinent article

    Ecrit par parkerbol, le Lundi 13 Mars 2006, 18:56

    Oui bon gré mal gré, mais à partir de quel moment ? La rupture entre les deux courbes qui se croisent à un moment forcément de non retour m'inquiète et notamment pour les générations qui arrivent que nous avons charger de se ménager un monde meilleur avec les "restes".

  5. Re: Re: Re: Re: Merci pour ce très pertinent article

    Ecrit par parker, le Lundi 13 Mars 2006, 19:23

    Je partage vos inquiètudes. Il est cependant délicat de donner une mesure à ce seuil critique. Quant au moment, je pense que la question ne se pose pas. Le point de non retour est à mon avis loin derrière nous. Combien de décénies, combien de générations faudrait-il pour discipliner et raisonner les citoyens consommateurs que nous sommes et nous fixer des objectifs de décroissances drastiques, ainsi que d'imposer aux pays en développement une limite de développement à laquelle les deux populations se rejoindraient ? Je ne veux pas paraitre pescimiste, mais j'ai bien peur que tout cela se fera mal gré, dans les conflits, les pénuries, les famines et j'en passe...

    Je tente de garder espoir, en m'efforcant de changer les choses à mon échelle, changer ma propre vie petit à petit, devenir vertueux tant bien que mal, pour peut être avoir une chance de montrer l'exemple, de faire réaliser aux autres que l'enjeu est plus qu'important, que cet enjeu est vital pour l'Homme et sa planète. Si nous n'allons pas à la raison, la raison s'imposera à nous.

  6. Re: Re: Re: Re: Re: Merci pour ce très pertinent article

    Ecrit par ROSESAN, le Lundi 19 Juin 2006, 16:22

    BRAVO!!!
    je crois vraiment aux vertus de l'exemple: à savoir, si tu veux que ça change, change-toi toi même, car tu n'as en réalité que peut de pouvoir sur les autres . Autour de moi, ma famille, mes amis, finissent par se poser des questions, essayent de comprendre( pas tous malheureusement) ce qui motive les changement dans ma vie et ... finissent même par comprendre qu'il faut s'y mettre ! si ,si, ça arrive ! on n'a plus le choix, et ça me permet aussi de préparer mes enfants à ce qui les attend demain , je pense que ça ne va pas etre facile pour eux, car nous avons mangé notre pain blanc en vivant des années d'insouciance , celles ou l'on pensait par exemple,que les réserves de pétrole (dont on trouve les dérivés partout ), d'eau, les capacités de productions de la nature étaient infinis ...
    je cherche d'ailleurs à lister tous les produits qui nous entourent et qui contiennent des dérivés du pétrole, mais aussi toutes les utilisations de brut, de carburant, d'activités liées au combustibme fossile rien que pour tenter de se rendre compte de ce dont nous devrons nous passer d'ici peu ! à vos cerveaux pour le grand "brain-storm" merci d'avance