France 5 poursuit sa programmation sur l'environnement. Cette semaine, zoom sur le réchauffement climatique. En quelques décennies, la température a augmenté de 0,8 °C. A ce rythme, quel est l'avenir de notre planète ? Réponse détaillée avec ce documentaire inédit.
Si, comme moi, vous avez manqué la première diffusion de "Six degrés changeraient le monde".
Si, comme moi, vous avez lu et entendu partout qu'il fallait absolument le voir et qu'il était en VOD gratuite sur le site de France 5 pendant 5 jours.
Si, comme moi, vous n'avez pas pris le temps d'aller consulter le site de France 5.
Et bien, comme moi, vous avez une 3 ème chance !
Il repasse dimanche prochain sur France 5 !
Pour en savoir plus.











Merci :)
Ecrit par Le Chien Noir, le Mercredi 27 Août 2008, 15:44
Super de prévenir les non-téléphiles ^^
Le synopsis sur le lien que tu donnes provoque vraiment des frissons...
et la VOD
Ecrit par jeanthevenet, le Jeudi 28 Août 2008, 20:45
pour ceux comme moi qui n'ont que les 3 chaines et non les autres. y a t'il une seconde chance coté VOD?
← Re: et la VOD
Ecrit par Olivier, le Vendredi 29 Août 2008, 11:43
comme tous les docs france 5, il sera surement dispo 7 jours en VOD gratuite.
peut mieux faire
Ecrit par marine, le Dimanche 31 Août 2008, 22:47
Une fois n'est pas coutume, alertée par le blog de qualité (merci !), j'ai allumé la télé ce soir pour regarder ce documentaire. Globalement je suis déçue mais pas surprise. En effet, j'ai retrouvé quelques clichés de la communication sur le changement climatique:
les catastrophes naturelles en tous genre,
un ours blanc sur son bout de banquise digne d'un glaçon, mais des chiens de traineau abandonnés car devenus inutiles, lui volent la vedette,
un vieux sage les larmes aux yeux devant le tarrissement de la source du Gange,
des indiens d'amazonie qui ne perçoivent plus les cycles de la forêt,
Mais attention les pays accidenteaux sont aussi au casting, avec en gest star: la canicule de 2003 et l'ouragan Katrina de 2005.
Le tout accompagné d'image de synthèse montrant la désertifiaction massive de la planète et de commentaires du genre "Notre planète est en danger, bientôt la Terre ne ressemblera à rien de ce que nous avons connu jusqu'ici". Pendant 1h30 se déroule une longue énuméraiton: que se passerait-il avec 2°C de plus ? 3°C ? et ce, jusqu'à 6°C.
Mais heuresement, on nous annonce qu'il est encore temps de réagir. Chacun peut modifier ses habitudes. J'ai retenu qu'il fallait atteindre les appareils électrique en veille, que la voiture c'est pas bien et que quand tous les chinois seront motorisés, ça sera la fin des haricots. Rien sur les habitudes de consommation alimentaire par exemple (ah, si j'oublie l'exemple, amusant d'ailleurs, du calcul du bilan carbone de la consommation amériacine de cheese burger). Alors, je dis jocker, puisque en combinant les énergies renouvellables, on devrait s'en sortir, quoique nous précise-t-on "lair est gratuit mais pas l'entretien des éoliennes". Allons plus loin: fusion nucléaire et miroir en orbite refletant les rayons du soleil. Heursement qu'un gentil expert nous dit que ce n'est pas la pancée, ouf.
Pardonnez moi si je me trompe (j'ai peut-être un peu dormi à certain moment) mais a-t-il été question des processus politique internationaux qui trainent, du manque de politique nationale et locale engagée, de la lenteur de la mise en application des mesures annnoncées, des changements nécessaires dans la majeur partie des secteurs économiques et de l'intervention publique ? C'est beau de dire aux gens "la voiture c'est mal" mais si il n'est pas imposée de normes stricte aux constructeurs et que des réseaux efficaces de transport public ne sont pas mis en place, ça ne sert à rien. Si ça sert juste à encore une fois, à culpabiliser l'individu (je reconnais qu'il faut quand même le secouer de temps en temps, ça ne lui fait pas de mal).
Avec le discours dominant - "prenez votre vélo, isolez vos maison" - qui ne propose que peu d'aide et d'outil (aide qui peut venir du secteur public ou privé), on ne mobilise pas sur le long terme l'individu. Qui le lui reprocherait ? Il ne peut que avoir l'impression d'être une goutte d'eau dans l'océan. Les risques climatiques sont impalpables à l'échelle de M. Tout le Monde, lointains dans le temps et parfois dans l'espace (impression renforcée par Inuit, chien de traineau et autre malheureux indien d'amazonie). Donc on se moins concerné par cela que par une pollution très locale, au fond de notre jardin.
Alors bien sûr, ce genre de programme c'est mieux que rien, je dirais donc de ce documentaire : "Des avancées encouragenates mais peut mieux faire. Maintenir et diversifiez les efforts"
Je précise que je ne suis en aucun cas climat sceptique, que je tri mes déchet, roule à vélo, envisage d'adpoter un composteur sur mon balcon (un acte de rebellion significatif dans un arrondissement multiple de 4 de l'ouest parisien) et tente d'évangéliser en douceur mes proches qui me prennent pour une douce dingue. Le reste du temps, le dilapide l'argent public pour essayer de comprendre comment divers acteurs sociaux communiquent sur le changement climatique.
Désolé d'avoir été si longue
Marine
← Re: peut mieux faire
Ecrit par Olivier, le Lundi 1 Septembre 2008, 09:58
Merci pour ce commentaire détaillé et pas du tout long !
Je n'ai pas eu l'occasion de regarder le reportage, et j'apprécie le retour.
Je partage en effet ton avis et ton analyse sur les reportages en général.
← Re: peut mieux faire
Ecrit par Daniel Masse, le Vendredi 12 Septembre 2008, 10:50
Bonjour,
Je suis 200 % d'accord avec les commentaires de Marine. Merci de les avoir aussi bien exprimés !J'ajouterais quelques observations :
- J'ai eu très clairement l'impression que l'auteur du documentaire a voulu faire une démonstration des possibilités de fabrication d'images de synthèse. L'exercice de style est superbe, mais l'auteur a peut-être un peu oublié l'objectif de la démonstration...
- Comme le dit Marine, aucun argument nouveau : tout ce qui est dit ici a déjà été dit ailleurs. Quand trouvera-t-on un moyen d'expliquer ce que veut véritablement dire "une augmentation de température moyenne de 1°" ? Tout le monde, tous les jours, subit des variations de température bien plus importantes : ce n'est pas une catastrophe ! Chacun se souvient que tel été a été particulièrement chaud, ou tel hiver particulièrement froid. Et alors ? La notion de "température moyenne" du monde n'a aucun sens pour l'individu. Tout au plus peut-on avoir conscience que l'eau des océans doit bien avoir une température à peu prés uniforme, donc une augmentation de cette température représente presque quelque chose. Je dis "presque" car tout le monde sait aussi que l'eau n'est pas à la même température sur les plages du Pas-de-Calais et sur la Côte d'Azur... Ce n'est pas une catastrophe ! C'est même agréable...
- J'ai été profondément choqué par la commentatrice, qui a parlé de "banquise" au Gröenland... Tout le monde sait que la disparition de la banquise (glace flottante) n'a aucune influence sur le niveau des océans : Archimède l'a bien démontré. Ce qui est vraiment dangereux, c'est la fusion des glaciers, au Gröenland et en Antarctique. Le phénomène de formation d'une couche d'eau entre glace et roche, augmentant la vitesse d'avancée des glaciers, est le phénomène véritablement inquiétant. Il a été évoqué, sans plus.
- Il est difficile de croire que la fusion des glaciers d'Himalaya est un danger immédiat : tout le monde sait que ces glaciers ont de très grandes extensions, et qu'ils se forment à des altitudes très élevées : avant que l'eau ne tombe sous forme de pluie à 8000 mètres d'altitude, il se passera encore un certain temps. Par contre, la diminution des glaciers des Andes est un danger immédiat, car ces glaciers sont de faible extension, et sont accrochés à des parois très verticales. L'eau produite par leur fusion arrose des contrées qui n'ont pas beaucoup d'autres ressources en eau. Ces glaciers diminuent actuellement très vite (voir les travaux de Bernard Francou). Il ne faut pas oublier que la chaleur de fusion de la glace a juste la valeur nécessaire pour réguler la fusion de cette glace, en garantissant une quantité d'eau de fusion régulière pendant tout l'été. Toutes les populations d'Amérique du Sud dépendent de ce phénomène pour vivre, tout simplement...
- L'accent n'a pas suffisamment été mis sur les conséquences de la disparition de la forêt amazonienne. Jared Diamond a pourtant bien démontré, de façon fort convaincante et documentée, que l'abattage des arbres est la première étape, menant à la disparition des civilisations...
Finalement, il est effectivement évident que, si nous pouvons encore faire quelque chose (je l'espère...), c'est à chacun de nous d'agir. Quel intérêt pourrait y trouver un gouvernement élu ? Les mesures à prendre sont forcément impopulaires, et le résultat ne sera sensible que dans de nombreuses années. Or, tout gouvernement élu cherche à être réélu, et les délais entre deux élections sont trop courts... Jared Diamond le montre bien, entre les lignes : les seuls gouvernements qui ont fait quelque chose pour l'environnement sont les royautés et les dictatures, qui ne sont pas soumises à réélection (voir l'exemple de Haiti et de la république Dominicaine). De là à dire qu'il faut promouvoir des dictatures...
On ne peut donc que se réjouir de voir la prolifération d'émissions, de films, d'articles, de livres et de forums sur le réchauffement climatique. Tout cela contribue à une prise de conscience. Mais cela va durer combien de temps ? Tant que les médias s'y intéressent...
D'autant que le message n'est pas clair : chacun doit faire quelques chose, certes, mais quoi exactement ? On peut constater maintenant l'effet dévastateur de la publicité qui a été faite sur l'utilisation des biocarburants. Le résultat est exactement le contraire de ce qui était recherché...
Quel homme a les épaules assez larges pour prendre le flambeau ?
Daniel
Ecrit par Entalpie, le Lundi 1 Septembre 2008, 14:42
J'ai l'ai regardé mais pas jusqu' à la fin (la fatique venant de la)
Par contre l'histoire du hamburger tourne un peu à la caricature (toujours les méchants américains) et au méga éffrayant car si un simple hambuger (et c'était même un cheeseburger) produit tant de CO2 ... Ben il ne faut plus du tout allez au resto si on veux sauver les Ours Polaires... car qu'est ce que cela doit être un bon repas dans un resto assez classe avec une brigade de 10 personnes et une équipe en salle de 10 personne Oh la la !!! que de CO2. (faudrait une taxe aussi :-)
Mangez seulement vos radis qui ont poussé sur le balcon.
De toute facon la réponse est politique et comme les politiques ne feront rien... Bref on est tous morts..et notre descandance aussi!! Néanderthal a vécu 200 000 ans sur terre et bien Sapiens n'en fera surement pas la moitié...
Désolé pour ce pessimisme...
A+
Ecrit par smilla, le Mardi 16 Septembre 2008, 11:02
Et pour ceux qui auraient définitivement raté la dernière diffusion d'aujourd'hui à 3 heures...
Ce documentaire sera diffusé, sous le titre "Quelques degrés de plus (version longue)" sur National Geographic Ven 19/09 à 20h45 et Sam 20/09 à 02h05 ...