Non-assistance à humanité en danger la tribune de Corinne Lepage
Ce qui vient de se passer apparaîtra très certainement dans les années qui viennent comme une preuve supplémentaire de l'égoïsme et de la cécité de ceux qui ont décidé de l'avenir du monde en fonction de leurs intérêts propres et immédiats.
En effet, les dernières conclusions du GIEC, qui pour la première fois parlent d'irréversibilité, les constatations d'ordre scientifique sur l'évolution du Groenland ou de l'Arctique, l'accumulation des preuves du changement climatique et du risque qu'il fait courir à l'humanité, permettant aujourd'hui de parler en ce qui concerne cette question d'application du principe de prévention et même plus du principe de précaution, les messages de détresse lancés par les populations de Papouasie et d'autres iles qui constituent les premiers réfugiés climatiques et qui ne peuvent déjà plus se nourrir normalement n'auraient pas dû laisser le moindre choix aux responsables réunis à Bali.
Or, malgré les efforts du secrétaire général de l'ONU, malgré la position unitaire et ferme de l'Europe, cette réunion a accouché d'une demie souris. La seule avancée réelle concerne l'avancée du projet Reed dont l'objectif est de financer les pays du Sud pour qu'ils conservent leurs forêts ou reboisent .Il faut rappeler que la déforestation représente 27 % du total des émissions de CO2, soit plus que le transport et que la valeur de la forêt n'est pas seulement d'ordre écologique entame de séquestration de carbone mais également le lieu majeur de la biodiversité est un lieu de vie essentielle.
La banque mondiale a consacré 208 millions d'euros à des projets pilote de surveillance ce qui est loin des 5 milliards de dollars auquel Nicolas Stern évaluait les moyens nécessaires à mettre en place. Une seconde avancée , plus modeste,consiste en la mise en place d'un fonds d'adaptation, sous la tutelle du fonds mondial pour l'environnement, destiné à financer des transferts de technologie.
Pour le reste, l'obstruction américaine a plombé tout accord ce qui conduit à s'interroger sur le point de savoir qui gouverne vraiment le monde et quelles solutions on pourrait proposer pour mettre un terme au crime de non-assistance à humanité en danger. Le blocage de George Bush sur le sujet du climat, contraire à la position de la Cour Suprême, mais qui trouve bien évidemment sa source dans la volonté de certaines sociétés pétrolières est un point central.Rappelons qu'Exxon a financé depuis des années le lobby de << la machine à nier >>, instrumentalisant des centaines de centres de recherche et d'association plus ou moins bidons dont l'objectif était identique : faire du changement climatique une hypothèse et non un fait. La proposition d'Al Gore de conclure un accord en laissant de côté les États-Unis avec comme objectif probable de stigmatiser cette attitude inadmissible mais ne permettait pas de faire réellement avancer la position internationale. En effet, les États-Unis ne sont pas seuls, malheureusement. Le Canada et l'Australie soutiennent une position très proche, pour des raisons d'intérêt économique immédiat cependant que les pays pétroliers et leurs alliés traditionnels ont toujours pris la position la plus favorable à l'or noir. Or, si l'on se place au niveau des résultats concrets, un accord a certes été trouvé mais sur la base de la position la plus faible c'est-à-dire celle qui ne contient aucun engagement précis. Lorsqu'on en est en effet à refuser de faire figurer les conclusions du GIEC autrement qu'en note de bas de page, pour être certain qu'aucun engagement concernant une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en 2020 pour les pays industrialisés et de 50 % pour le monde entier en 2050 ne soient pris, il est clair que l'on est en présence d'un déni de réalité voire d'un cynisme poussé à l'extrême qui conduit a accepter, de mettre en péril ses propres enfants pour être certain de pouvoir soi-même accroître encore son propre confort.
Ce comportement est la négation même du politique dont la fonction , si elle existe, consiste précisément à organiser la vie de la cité pour lui permettre la pérennité.
Cela signifie que la politique, au niveau international n'a strictement plus aucun sens, en ce qui concerne au moins un des périls majeurs qui menacent l'humanité.
Cela signifie que les représentants des terriens, élus ou autoproclamés pour certains, font des choix qui s'inscrivent délibérément à l'encontre des intérêts premiers des populations qu'ils sont censés représentés.
Cela signifie par conséquent que la représentation actuelle de la société internationale ne peut plus prétendre représenter les intérêts des femmes et des hommes présents et à venir, mais s'est soumise à d'autres maîtres du monde dont on se pose parfois la question de savoir s'ils ont encore conscience d'être des humains. Dès lors c'est bien la question de la gouvernance mondiale lorsqu'il s'agit de questions planétaires qui intéressent tous les humains comme la question climatique qui est en cause.
La faiblesse du conseil de sécurité de l'ONU est difficilement supportable lorsqu'il s'agit de guerre et de massacres impliquant des milliers, voire des centaines de milliers de personnes. Mais, elle ne l'est plus du tout lorsqu'il s'agit de la survie de l'humanité dans son ensemble.
Cela signifie donc que c'est à la société civile de prendre son destin en main puisque ses responsables politiques ne sont pas capables de le faire pour elle..
Ce sont aux milliers d'associations de défense de l'environnement, de développement, de consommateurs, voire aux syndicats professionnels et au monde économique et financier dans la partie qui est demanderesse à une véritable révolution pour permettre la réorientation de l'économie, de s'organiser pour imposer le changement qui nous est refusé.
Nous avons l'ardente obligation de refuser l'attitude suicidaire que quelques dirigeants ont décidé d'adopter. A la non assistance à humanité en danger, nous devons répondre par la mobilisation de toutes les consciences et les volontés humaines
| Imprimer | Articlé publié par Olivier le 18 Déc. 07 |









le 18/12/2007
BORLOO ! C’est du pipo
Les D.I.R.E.N en ont R.A.B de l’environnement
Le ministère de l’environnement est parfaitement au courant de la pollution qui hante le marais (ZNIEFF) de Cabourg Varaville chaque année depuis 2005.
http://varaville.ifrance.com et http://nativelle.over-blog.com/
Ce même ministère nous le savions était complètement sourd puisque la DIREN de basse Normandie me renvoyait au ministère et que le ministère lui me renvoyait à la DIREN.
Après les élections, je me suis dit LA, tout va changé
L’ami Borloo est arrivé avec sa dégaine de brave type les poches de son grand manteau remplies de promesses. J’étais presque rassuré
Plus tard je suis tombé sur le blog Internet de son comité de soutient regardez les commentaires entre Pier et moi même Nativelle à ces adresses
http://varaville.ifrance.com/JBorloo.htm
http://varaville.ifrance.com/Borloo.htm
Ils m’ont tellement baratiné que j’étais certain que cette fois j’avais gagné, que la ZNIEFF serait épargnée pour les années avenir.
Mais voila du pipo, Borloo c’est du pipo.
La suite est presque du domaine de l’incroyable. Le ministère continue à s’taire, Borloo un vers à la main en dit toujours trop et ne fait rien, son comité de soutient à fichu le camp et le blog disparu.
Et le marais dans tout ça ? Et bien rien.
On se retrouve dans la même situation que les années précédentes puisque l’on remet ça en 2008 avec la complicité du préfet
Alors messieurs avec votre grenelle de l’environnement et tout le baratin qui va avec, lâchez nous les basquettes.
Sarko, Borloo, Kosciusko
Avant de faire la leçon aux Américains, chinois, et autres sur l’environnement et les droits de l’homme REGARDEZ CHEZ VOUS bordel. Frottez vous les yeux et réagissez avant que les Français vous prennent pour ce que vous êtes vraiment…
Nativelle P Cabourg pnativ@voila.fr
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le 19/12/2007
ça fait plaisir de lire ça
je suis bien d'accord
dommage qu'elle soit impliquée dans le Modem, je ne partage pas les idées de Bayrou et encore moins celles de Jupé.
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