Les agrocarburants ont un effet positif sur les émissions des Co2
Mots clés biocarburant, transports
Selon les premières conclusions de l'étude réalisée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), les biocarburants représenteraient bien une alternative intéressante et "durable" en Europe, en terme énergétique et de réduction de gaz à effet de serre.
A lire sur Enviro2b
C'est la première fois que je tombe sur étude qui va en ce sens. J'aimerais en voir plusieurs autres pour avoir un avis tranché.
Je note néanmoins deux choses
- Attention à ne pas faire l'amalgame entre Co2 et environnement. Comme le fait aujourd'hui Enviro2B en titrant "Les biocarburants ont un effet positif sur l'environnement". L'étude montre que les émissions de Co2 sont intéressante, mais elle ne prend pas en compte les dégats de l'agriculture intensive (pesticides, biodiversité, eau....)
- L'étude précise bien que les émissions de Co2 sont réduites dans le cas d'une culture locale, c'est à dire en europe. Elle indique que dans le cas de culture en provenance d'autres continents, il faudrait réaliser des recherches plus approfondies.
Articles similaires
- Quand la nature me rappelle à l'ordre - 28/05/09
- Faut-il salarier les vers de terre ? - 17/05/08
- la carte au trésor fait la promotion des loisirs polluants - 29/08/08
- Pourquoi j'aime bien Capitaine Train - 31/05/11
| Imprimer | Articlé publié par Olivier le 03 Avr. 08 |
| Imprimer |









le 04/04/2008
Les agrocarburants sont aussi une plaie pour la faim dans le monde.
Je préfère moins rouler ou rouler avec un carburant fabriqué à partir de déchets végétaux plutôt que de contribuer à la famine, à la misère de populations déjà pauvres, et à l'augmentation du prix des céréales.
Répondre à ce commentaire
le 04/04/2008
Si produire des agro-carburants se fait via des méthodes naturelles je pense que le bilan environnemental n'est certainement pas mauvais.
Je doute toutefois que les trusts qui produisent ces agro-carburants le fassent en préservant l'environnement. L'agriculture est le pire polueur actuel (voir ce qui se passe au brésil avec le soja par exemple).
J'aimerais vraiment qu'il existe une étude fiable prenant en compte l'impact réel en étudiant les méthodes actuellement en cours.
Pour ce qui est de l'agravation de la pénurie alimentaire, c'est peut-être aussi un des buts recherchés.
L'humain est une plaie pour l'environnement et réduire sa prolifération dans les pays du tiers monde via une grande famine organisée est peut-être un objectif inavouable...
Sommes-nous vraiment certain de tout savoir ?
Répondre à ce commentaire
le 04/04/2008
J'ai également lu cette étude mais je reste très prudent car, comme tu le dis, on ne parle que du bilan CO2 direct mais très souvent, pour les produire, ces agrocarburants, on est allé détruire des forets primaires au Brésil et là, la perte en captation de CO2 est énorme...tout comme la perte de biodiversité.
Actuellement, en Suède (où je réside), ils cherchent à faire tourner les moteurs grace au bois..... J'espère que cette piste là fonctionnera et cela montrera que chaque pays, suivant ses ressources, doit trouver une propre solution car si tout le monde se lance dans les agrocarburants tels que nous les connaissons actuellement.....c'est la faim dans le monde qui nous attend !et dans ce cas, le problème du CO2 sera encore moins traité !
Ceci dit...le plus simple est de rouler le moins possible !
Répondre à ce commentaire
le 11/04/2008
Les agro-carburants peuvent ne pas être une plaie pour la fin dans le monde A CONDITION qu'ils n'entrent pas en concurrence avec l'agriculture à but alimentaire.
Cette alternative existe, le Jatropha ou le pourghère. Voir ces sites :
http://www.news.fr/actualite/societe/0,3800002050,39367546,00.htm
http://www.sciences-buissonnieres.org/Un-biocarburant-malien-le.html
Mais en attendant qu'ils trouvent un réel débouché, roulons moins... et évitons les bioéthanol et autres "bio"-carburants.
Répondre à ce commentaire
le 11/04/2008
oops... il fallait lire faim et pas fin dans le monde
Répondre à ce commentaire
le 23/04/2008
Ce qui jusqu'à l'an dernier était une plaie générant la désillusion paysanne en Europe, la faim dans les campagnes africaines, était le trop bas prix des cultures vivrières. Ce trop bas prix, que les paysans français subissent depuis bien 15 ans, ne leur permettait plus d'assurer le renouvellement de leur outil de travail, ni un revenu décent. Il est donc tout à fait normal qu'ils aient cherché à développer des débouchés alternatifs, pour inverser les comportements du marché (plus d'offre alimentaire que de demande) (on développe l'économie libérale, n'est ce pas); Cette inversion cependant n'empèchera pas certaines firmes de transformation de se sucrer sur le dos de la paysannerie.
Des prix relevés sur les produits alimentaires sont une chance pour toutes les paysanneries, tant d'Europe que d'Afrique, car cela permettra à la ruralité de vivre de son travail décemment, et d'investir dans l'intensification en Afrique en particulier. Cela permettra aux paysanneries locales de dégager des surplus, et donc des moyens financier pour s'organiser. Car, qu'on le saches ou non (et je le sais pertinemment pour y être acteur), les systèmes de production de cette zone sont pour leur plus grande majorité bio, et avec cela les paysans ne subviennent que trop difficilement à leur propre besoin (crises alimentaires à répétition), et encore moins à ceux du marché créé par les cités grossies par l'exode rural. Pas d'autre solution que d'intensifier donc.
Répondre à ce commentaire