C'est aussi le prix d'une demi dizaine de robes Dior, de 250 paniers AMAP pour une famille, d'une pièce en plus dans un appartement à Paris, de 15 jours avec votre amoureux dans un palais à Venise...
Mais il y a aussi d'autres bonnes raisons de délaisser peu à peu la voiture :
Merci Isabelle
Bon, ça commence à me titiller serieusement cette affaire....

J'ai deux freins majeurs pour le moment :
- Comment je vais chercher mon fils (à moins de dire que c'est toujours mon amoureuse qui s'en occupe).
- Mon amoureuse donc est obligé d'avoir une voiture, aucun transport en commun possible pour elle.











Comment se débarrasser de sa voiture
Ecrit par bruno, le Jeudi 11 Décembre 2008, 15:40
Vaste question. J'en fait actuellement l'expérience, parce que les conditions me sont favorables (et donc je l'ai vendu, cette seconde voiture), mais rien n'est jamais acquis. Voici donc qq pistes :
1. Impliquer l'entreprise. L'entreprise peut beaucoup (plus qu'elle ne le fait). Actuellement, elle s'attend à ce que tous les jours vous veniez au bureau, quels que soient la météo ou l'état du transport ; elle s'assoie sur tous les problèmes de panne, de grève, de travaux sur la route, ... Un PDE par exemple, c'est la prise de conscience inverse. C'est le moment de dire à votre entreprise : je viens en train, financez-le, donnez-moi un vélo électrique et tant que vous y êtes permettez-moi de prendre un taxi quand il y a grève, ou qu'une réunion se termine trop tard, ou que la météo ne s'y prète pas.
La voiture est globalement fiable (plus que le train ou le vélo), et seuls les modes de transports combinés permettent d'atteindre ce niveau de fiabilité qu'on a tous intégré. L'entreprise peut en assumer une partie (à la place des parkings qu'elle construit et des primes gasoil...).
2. Prendre le vélo. Bon, c'est facile à dire, mais c'est aussi parfois facile à faire : vélo tous les jours 4 fois 4 kms, hiver comme été, pluie ou pas. Avec des habits de pluie, on est moins mouillé que pour faire le trajet voiture-bureau quand on garé au bout du parking. Avec un bonnet et des gants, on n'a pas froid l'hiver. Et l'été c'est un bonheur indicible. Sans compter qu'on va un tantinet plus vite que la voiture en ville, et qu'on fait du sport gratis. Difficile de se priver de ça quand on y a gouté, mais effectivement, c'est pas possible pour tous / partout. C'est fou le nombre de personnes qui me disent, ébahis : mais tu fais ça tous les jours ? Alors que, franchement, y'a pas de mérite. J'aurais envie de leur répondre : mais toi aussi tu fais 30 minutes de voiture tous les jours ? Comment tu fais ???
3. Covoiturer, et donc aménager les horaires. C'est plus facile quand l'entreprise s'accomode des contraintes induites, il faut bien le dire. Mais si personne fait des efforts, hein ? Notons que idem, le covoiturage peut être couplé à d'autres modes de transport : vélo pliable, trotinnette, taxi, voire jour de congé le jour où on vraiment peut pas. L'ensemble, quand il est bien huilé (mais c'est vrai que c'est pas facile) est satisfaisant. On le voit sur des grands trajets (> 100 kms), où le pourcentage de trajets effectué en covoiturage est bon, alors que sur des petits (< 20 kms), il est désastreux. Preuve qu'il y a une part importante de volonté dans la réussite de ce mode.
4. Prendre un transport collectif sur la portion qui est possible. Ca veut dire, par ex : aller jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche si celui-ci s'arrête pas trop loin de son travail. Là aussi, on peut jongler avec les modes : voiture jusqu'à l'arrêt de bus, puis bus, puis covoiturage pour finir d'arriver (ou bien vélo pliable, trotinnette, ...). Là c'est évidemment un projet à individualiser.
Pour résumer, se débarasser de la voiture ça signifie plein de contraintes (de mobilité) ; il faut donc savoir jongler avec, c'est à dire s'aménager un quotidien agréable (pas trop difficile à assumer tous les jours) et se préserver des solutions de secours pour quand toutes les conditions ne sont pas réunies.
Dans ma famille à moi, on a ainsi acté que mon épouse amène et va chercher ma fille à l'école ; mais on covoiture ce trajet avec des voisins, qui nous dépannent accessoirement les soirs lorsque nos horaires nous compliquent la vie (et réciproquement). De temps en temps, je prends un jour ou une demi-journée de congés pour m'occuper de ma fille.
Notons pour finir que le temps qu'on gagne à ne pas conduire peut être mis à profit : c'est un peu de sport si c'est du vélo, il peut être studieux si c'est du transport collectif ou du covoiturage ; ce qui fait que là où on a l'impression de perdre du temps on peut parfois en gagner.
Convaincu ?
Ecrit par Anonyme, le Samedi 13 Décembre 2008, 11:24
en effet, Vaste sujet
Ecrit par Nico7as, le Samedi 13 Décembre 2008, 11:24
je suis moi aussi en train de réfléchir à ce sujet, car je n'ai pas de voiture, et que j'envisage d'en acheter une...
Mon "besoin" de voiture est le suivant : je travaille actuellement dans une jeune entreprise pour laquelle je vais être amené à faire de + en + de déplacement (rdv pro etc...) et elle n'a pas aujourd'hui les moyens acheter ou louer des voitures de services. Donc on devrait fonctionner en note de frais.
C'est malheureusement une vraie nécessité.
Plus tard j'espère, j'aurai la possibilité de m'en débarrasser. et pour les trajets exceptionnels, je louerai, en fonction du besoin. Compte tenu des économies faites sans voiture, ça doit être viable.
quand on pense qu'on n'utilise sa voiture que 5% du temps de possession...ça mérite vraiment réflexion!