Extrait du blog de Gregoire.

Imaginez qu'un été, nous ayons une terrible canicule sur l'ensemble de l'hémisphère nord de la planète. Là, deux centrales nucléaires "explosent" dans la mesure où les systèmes de refroidissement n'arrivaient plus à fonctionner. En cascade, on trouve une catastrophe sanitaire mais aussi alimentaire car toutes les récoltes, dans deux endroits de la planète, seraient contaminées. Imaginez alors les discours des politiques qui nous gouverneront : "Nous sommes allés dans des voies de développement qui dépassent l'entendement. Le nucléaire, sous prétexte d'émissions faibles en CO2, n'en reste pas moins extrêmement dangereux sur le long terme...et bla bla bla..."


Mais là...on ferra comment? On va injecter des milliards d'Euros pour "sauver" le système? Hélas, il sera trop tard.



Cet article a été rédigé par Olivier le Samedi 4 Octobre 2008, 11:45 dans la catégorie Au quotidien
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Commentaires

  1. la crise du bâtiment écologique

    Ecrit par Nico7as, le Samedi 4 Octobre 2008, 13:42

    Ce qui me fait surtout peur avec la crise, c'est la répercussion sur le marché du bâtiment. à l'heure où on commence à prendre conscience qu'il faut construire autrement, la capacité des gens à acheter va prendre un coût supplémentaire avec la difficulté d'obtention d'un crédit.

    du coup, les prix de l'immobilier va baisser....mais comment?

    va-t-on enfin voir baisser le prix du foncier, qui est depuis longtemps déjà bien au delà du raisonnable??

    ou allons nous chercher à baisser le prix du bâti, avec des maisons mangeuse de CO2, en moellons et laine de verre???

    J'ai peur du second.

    je travaille depuis un mois dans une pme qui se lance dans la construction de maison bioclimatique en ossature bois, et isolant bois, à Grenoble, et bien qu'on cherche à maitriser nos coût globaux, il est difficile d'attendre le prix d'une maison traditionnelle(ment pourrie), pour une habitabilité équivalente.


    bref, cette crise va probablement affecter largement le virage écologique qu'on est en train d'essayer de faire prendre au Batiment :/

    et ça me fait chier!

  2. Re: la crise du bâtiment écologique

    Ecrit par jcm, le Dimanche 5 Octobre 2008, 07:12

    Serge Dassault se lance dans la construction de maisons économiques en bois

    Il y aura de la concurrence dans ce secteur !

    A 60.000 euros pour 86m2 et 70.000 euros pour 116m2, le prix me semble très compétitif.


    Penser à la paille pour l'isolant, moins cher que les isolants à base de bois probablement.

  3. comparons ce qui est comparable

    Ecrit par Nico7as, le Lundi 6 Octobre 2008, 22:05

     Dassault se lance dans la maison ÉCONOMIQUE, pas dans la maison écologique...nuance.

    je serai curieux de voir la tronche des maisons qui sortent à 60 000 euros. probablement tout juste de quoi satisfaire la RT 2005. (j'espère me tromper!!!)

    Bien qu'essayant d'industrialiser au maximum notre fabrication, nous favorisons une conception très performante à passive, voire bioclimatique. Et ce en utilisant au maximum des produits "verts" : bois de pays, pour privilégier la filière locale (Bois de Chartreuse, bientôt sous AOC), Ouate de cellulose, laine de bois quand le budget nous le permet.
    fenêtre pvc proscrite, etc.
    L'industrialisation permet justement faire migrer le coût de fabrication vers un le coût d'études + poussées.

    de plus le modèle mis en place favorise la dimension locale du travail : une petite usine pour 70km à la ronde: travail local, peu de transport etc....

    dassault veut faire 1000 maisons par an, Ossabois en fait près de 500...mais avec seulement 12cm de la laine de verre dedans.


    le bâtiment des le premiers émetteur de gaz à effet de serre, devant la voiture et l'agriculture.

    on a pas le choix. on a pas le droit de faire des maisons comme celles d'ossabois, et probablement dassault. c'est criminel. (c'est probablement exagéré, mais c'est exprès ;) )

    la propriété c'est beau, ça en fait rêver + d'un, mais la donne a changé. à l'heure de la densité urbaine raisonnée et du bâtiment économe en énergie, on ne peut pas faire nimporte quoi.


    en ce moment même M. Ollier propose un amendement sur la loi grenelle 1 pour remonter l'exigence de performance de la construction neuve de 50kWh/m2.an à 100kWh/m2.an, (pour rappel, une maison passive n'a besoin que de 15kWh/m2.an de chauffage)

    tout cela pour préserver le marché du chauffage electrique qui représente 80% de la construction neuve.

    je propose à Olivier d'en faire une brêve, voici le lien vers le communiqué de presse qui dénonce cet amendement criminel

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  4. Re: comparons ce qui est comparable

    Ecrit par Kilroy, le Mardi 7 Octobre 2008, 09:36

    Concernant les maisons écologiques, que penser de l'initiative de Phénix avec sa Maison du Bon Sens ? Elle est plus chère, mais sur le papier (ou plutôt sur leur site web full Flash), ça a l'air plutôt bien

  5. Re: comparons ce qui est comparable

    Ecrit par Nico7as, le Mercredi 8 Octobre 2008, 09:07

     J'ai rapidement regardé cette fameuse "maison du bon sens" qui avait été présentée par Yann Arthus Bertrand dans un de ses épisodes de Vu du ciel (le numéro 4 si j'ai bonne mémoire)

    Elle a été conçue par l'agence Coste Architecture, si je dis pas de bêtise, et je la trouve plutôt convaincante. l'approche est pragmatique, il y des choses qui me plaisent bien (comme le mur à inertie au centre de la maison.
    Un petit défaut cependant, le choix du plain-pied, qui consomme beaucoup de surface au sol / au volume habitable. ce qui favorise encore l'étalement urbain causé par les zones pavillonaires. 
    L'utilisation d'un puits provencal nécessite aussi d'avoir un terrain.

    après je ne connais pas le détail de tous les modèles. notamment les matériaux utilisés pour l'isolation.

    cette offre à le mérite d'exister, et il me semble que les compromis faits sont plutôt pertinents.

    à surveiller.


    De notre côte nous n'avons pas (encore) de gamme standardisée. pour l'instant on travaille "sur mesure" grace à notre architecte en interne, et les différents cabinets d'architectes associés.



  6. Trois crises

    Ecrit par Kilroy, le Lundi 6 Octobre 2008, 11:52

    On va avoir à faire face à trois crises successives. La crise actuelle (financière, du crédit) qui aura certainement des conséquences sur plusieurs années n'est que la première. Il se peut qu'elle ait des conséquences positives, notamment en diminuant la consommation des pays riches (USA en premier) et en freinant l'expansion économique de la Chine et de l'Inde, mais je ne parierais pas trop dessus.

    La seconde crise est le peak oil (pic de production du pétrole), prévu par les compagnies pétrolières pour 2020/2025 si j'en crois le bouquin de Jancovici (Le Plein s'il Vous Plait). Mais ces dates peuvent bouger car les réserves de certains pays ne sont probablement pas évaluées de façon très réaliste. Notre mode de fonctionnement actuel nous rend totalement dépendant des sources d'énergie fossiles, pétrole en tête, et pas que pour le transport. L'augmentation du prix de ces ressources provoquera probablement de gros problèmes au niveau agricole, qui auront des conséquences autrement plus dévastatrices que la faillites des compagnies aériennes et des sociétés de transport routier. Bref, on a 10 ans pour changer notre fusil d'épaule... avec des moyens financiers réduits par la crise du crédit.

    La crise environnementale liée aux dommages que nous causons aux écosystèmes (climatiques, pollution, érosion de la biodiversité) nous frappera dans le pire contexte : nos capacités de réaction à ses problèmes  seront affaiblies par les deux crises précédentes (surtout la seconde). Une décroissance massive (population, richesses produites) est probablement inéluctable à ce terme.

  7. Re: Trois crises

    Ecrit par Nico7as, le Lundi 6 Octobre 2008, 22:10

     moi je dis il bluffe!

    sans rire, je suis entièrement d'accord. on a 10 ans pour minimiser les dégâts. 

    d'ici 2020, 3 nouvelles réglementations thermiques doivent passer (2010, 2015,2020) ayant toutes pour objectif de nous amener à la construction passive, et au réduction d'un FACTEUR 4 le besoin en énergie des bâtiments.

    La crise ne va pas nous aider.
    certains députés, trop fragiles face aux lobbys non plus. comme l'amendement proposé par M.Ollier (cf plus haut)

  8. une crise financière, un tsunami et un gros attentat...

    Ecrit par Albert, le Mercredi 8 Octobre 2008, 10:50

    Oui, il semblerait que "le monde" ne soit capable de digérer qu'une seule chose à la fois...

    Imaginez l'état des médias si demain raz de marée géant déferlait sur le sud-est asiatique ou si un tremblement de terre détruisait une ville japonaise ou sud-américaine ?

    Imaginez, là dessus, un attentat majeur dans un pays industrialisé et un accident sérieux dans une centrale nucléaire européenne....

    Celles et ceux qui me connaissent un peu savent que je suis de nature optimiste et que j'ai plutôt confiance en la nature humaine... mais bon, cuisinier au quotidien, l'expérience m'a appris qu'il n'est pas possible de faire d'omellette sans casser des oeufs.

    Ce que nous vivons aujourd'hui n'est que la somme accumulée de choix à cours termes. Nous allons chèrement en payer le prix. Reste à savoir ce que NOUS pouvons faire pour que ces temps difficiles soient vécus avec autant de sagesse que possible.

    Je ne doute pas que de grands mouvements populaires se mettront en place dans les années à venir. Je n'espère qu'une chose : que ces mouvements seront non-violents et porteurs de solutions pour le plus grand nombre.

  9. Ecrit par Anonyme, le Jeudi 16 Octobre 2008, 00:05

    Le titre de l'article est "La crise financière ne doit pas masquer la crisé ecologique"
    Ah bon, il y a 2 crises ? Qui se passent dans 2 mondes différents ?
    Pour moi, c'est la même chose. En effet, ce qu'on appelle "la crise financière" vient du fait qu'on a vendu à des gens qui ne pouvaient pas les acheter des maisons trop chères. Cela a permis de créer de l'emploi dans le secteur, de consommer des ressources pour produire ces logements, de vendre du vent (la titrisation) à des investisseurs gogo. Cela a alimenté la croissance économique aux USA en particulier, a crée de l'"effet richesse" (aux USA, la consomation à crédit est garanti par la valorisation des patrimoines immobiliers et boursiers des consommateurs-spéculateurs).
    Donc on a fait croire à tout le monde qu'on pouvait indéfiniment avoir de la croissance économique en consommation tjs plus.
    Tout ça est bien ce qui ruine nos ressources naturelles, alimente l'idée que nous devons et pouvons tous être toujorus plus riches matériellement. On nous bassine avec le fait que la croissance est nécessaire, incontournable, sinon cela s'appelle, la récession, la crise.
    Sauf que voilà, la Terre, elle ne croit pas (jeu de mot).
    La crise financière est juste une facette de l'effondrement d'un système qui essaie de nous faire croire qu'on pourra tjs consommer plus, que c'est indispensable, qu'il n'y a pas d'autre solution, que sinon, c'est la misère, le chomage. Sauf que voilà, la Terre est limitée, et il nous faudra de toute façon inventerun  autre mode de fonctionnement. Dans lequel l'économie a un rôle: la consommation, le comemrce seront là. Mais peut-être moins la spéculation sur des chimères, la concentration de richesses aux mains de certains, l'obligation de chacun d'avoir plus. Et peut-être plus: la créativité, les relations humaines y compris dans le commerce et les affaires (la relation privilégiée avec un commerçant de proximité qu'on connait, qui connait nos gouts, cela a de la valeur, plus qu'un produit dérivé spéculatif).

    Justement parce que la crise de notre système se manifeste entre autres par la crise financière (qu'un n'est qu'un dégonflement de bulle que tout le monde savait devoir dégonfler depuis des lustres), il faut progressivement remplacer ce système par un autre. Je dis progressivement poru insister sur le fait que si on l'assume, le choisit, il faut le faire petit à petit sans ttrop de conséquences sociales néfastes: chômage, misère, conflt...