Mots clés alimentation, agrculture biologique
Je suis vraiment persuadé qu'il est impératif de relocaliser un certain nombre de production et service et surtout l'alimentaire.
Le reportage suivant me conforte dans mon opinion:
Si a première vue, notre réaction pourrait être "pouah, enfoirré de grande distribution, c'est fini, je vais chez mon boucher !" On peut aussi aisément se demander si notre boucher du coin n'a pas exactement les même pratiques.
Seulement voilà, le boucher du coin à besoin de moi pour vivre et il sait que si il y a quelque chose qui ne va pas, il risque de perdre une grande partie de son chiffre d'affaire.
Le grand magasin, est parfois un peu moins tatillons sur certains sujets, tout d'abord, parce qu'il y a bien plus de personnes impliqué dans la chaine. La relation client / fournisseur est complètement impersonnel. Le boucher qui refuse de montrer sa facture est couvert par son patron, il n'est pas responsable, il ne risque pas de perdre son boulot. La grande surface brasse tellement de volume que même un reportage télé ne lui fait pas grand mal. Elle se cache aussi derrière le controle sanitaire qui garanti qu'il n'y a pas de danger.
A l'inverse, une breve de 3 ligne dans le journal communal peut détruire tout le business du boucher du coin. Il est donc contraint de fournir un produit de qualité. Vous le connaissez, vous le voyez chaque semaine, et vous lui faites confiance. Si un jour un produit n'est pas bon, vous irez le voir, vous lui direz, il vous entendra.
Idem pour le maraicher, que vous voyez chaque matin ramasser ses tomates. A tout moment, vous pouvez aller le voir et lui dire "mmh, c'est quoi ce que tu met là sur tes tomates ? ".
La sécurité alimentaire ne se battira pas à coup de contrôle sanitaire. La confiance locale est la clé de l'alimentation de demain.
Merci les neomen pour la video


Ecrit par Nico7as, le Mercredi 5 Mars 2008, 20:23
La première de chose à repenser dans l'agriculture française, c'est notre trop forte consommation de viande, et l'agriculture intensive que ça réclame. les monocultures intensives à grand renforts de produits phytosanitaires, ou d'ogm (enfin suspendu pour l'instant) appauvrissent considérablement les sols, en voie de désertifiation.
la viande doit redevenir un produit de luxe, rare et cher, pour lequel les éleveurs et bouchers seront payés un juste prix.
Ecrit par Nine, le Mercredi 5 Mars 2008, 21:34
Je comprends mieux pourquoi le poulet que j'ai acheté roti la semaine dernière en grande surface m'a rendu malade et a "empesté" mon frigo. POurquoi est-ce que l'on fait en sorte de plus en plus dans les grandes surfaces, de rendre visible le travail des bouchers ?? Pour nous faire mieux croire que de telles pratiques n'existent pas ??
Sur le commentaire précédent : pour certaines personnes, ne pas manger de viande, cela signifie que l'on en a pas les moyens..il y en a encore qui ne comprennent pas que l'on peut s'en passer....
En tous cas, le reportage est très instructif, on ne me verra plus au rayon viande des grandes surfaces (l'achat de viande est déjà exceptionnel pour moi !).
Super-ficiels Marchés
Ecrit par Nicosauvage, le Jeudi 6 Mars 2008, 11:23
responsabilité
Ecrit par hx34, le Jeudi 6 Mars 2008, 11:40
Il s'agit d'une question de société voire philosophique : voulons nous nous prendre en charge ou confier une fois de plus la responsabilité des contrôles à l'état : à quand un droit opposable à de la viande rouge de qualité?
youpie mon amap reprend bientôt!
Concernant la viande rouge, en dehors de l'eau il faut ajouter son exécrable bilan carbone.
Ecrit par finidori, le Jeudi 6 Mars 2008, 20:58
J'avais déju ce reportage. Mais évidemment, ça calme quand même.
Je suis d'accord avec l'ensemble des réactions: dilution des responsabilités (direction, employés, et aussi actionnaires), on consomme trop de viande (car évidemment, on ne parle pas de la prodution).
On peut aussi parler du temps passé à acheter (15s pour une barquette de viande ?) alors qu'acheter est un acte social: quel plaisir de discuter avec son commerçant qui nous connait, nous conseille des nouveaux produits correspondant à nos goûs qu'il connait, qui demande des nouvelles de la famille.
Il y a aussi le plalsir du commerçant à parler de son produit. Inversement, dans le reportage, c'est hallucinant de voir la réaction du boucher et du responsable de supermarché qui s'étonne et s'offusque qu'un client demande des comptes sur le produit acheté !!! Qui vous êtes pour demander des comptes ? - Ben, juste le client. C'est énorme !!
Bref, parfaitement d'accord avec vous: acheter local, réduisons la chaîne de production/distribution (AMAP, marché; producteurs qu'on connait ...), prenons le temps de choisir nos produits, de comparer, de discuter avec les clients et les commerçants sur le marché par exemple.
C'est plus long, pas plus cher: en effet, certains produits sont plus chers, mais il y a moins d'intermédiaires et on achète moins de conneries pas prévues au départ où le supermarché nous appate. Et puis, acheter sa nourriture, ce n'est pas une corvée, c'est un acte social fondamental.
Bon appétit :)
Ecrit par Ripe Green Ideas, le Samedi 8 Mars 2008, 11:59
Tout à fait d'accord avec toi Olivier. C'est toute la thèse qu'il faut reconstruire le circuit court, car le circuit long même avec tous les systèmes de certification du monde ne parviendra pas à remplacer la relation directe et la responsabilisation directe de chacun sur ses propres choix et ceux à qui nous achetons nos produits.