Nous proposons des vêtements en coton biologique, fabriqués en Inde dans le respect des travailleurs et de leur environnement. A notre échelle, nous souhaitons participer au changement des modes de production et de consommation actuels en contribuant à un commerce plus équitable et à un développement durable des ressources naturelles.

Le commerce équitable et le développement durable sont aujourd’hui de réels enjeux de société. Ils ne doivent pas devenir une simple part de marché ni un secteur à part alimenté par une politique marketing axée sur la marchandisation de la pauvreté dans les pays du sud. Leurs principes doivent pouvoir s’appliquer à l’ensemble de la filière, de la matière première à la distribution. Ces concepts sont relativement récents et représentent un bouleversement dans le fonctionnement de l’économie actuelle. Une telle évolution nécessitera du temps et une forte implication des différents acteurs de chaque filière, sans oublier le consommateur. Concernant Ethnica, Il nous parait important de se fixer des objectifs qui nous permettront, étape par étape, d’apporter un maximum de transparence sur l’ensemble de la filière. Nous tacherons d’informer le public sur la traçabilité des vêtements, la répartition du prix, et de le sensibiliser aux enjeux du commerce équitable et de l’agriculture biologique.



Notre partenaire indien
Les vêtements Ethnica sont fabriqués par une structure indienne à but non lucratif, dirigée par des Sœurs. Située dans le sud de l’Inde, elle emploie environ 120 personnes issues des milieux défavorisés, en majorité des femmes de religion hindouiste. A l’origine les sœurs ont ouvert des écoles et des centres d’accès au soin pour les lépreux dans des zones défavorisées de la région du Kerala. Il y a dix ans elles ont décidé de créer un atelier de confection pour permettre aux jeunes filles sortant de leur école de pouvoir exercer un métier et ainsi accéder à une vie plus correcte. L’initiative de notre fournisseur consiste donc à former et employer des personnes exclues par leur caste ou leur handicap.
Elles ne commencent à travailler qu’à partir de 19 ans. Tous les employés perçoivent des salaires corrects leur permettant de vivre décemment, et travaillent dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité. Les horaires de travail sont aménagés en accord avec la convention de l’O.I.T. (Organisation Internationale du Travail). Les bénéfices sont en partie reversés aux employés et réinvestis dans des projets d’accès aux soins et à l’éducation pour les plus démunis. Ethnica participera dès que possible au financement d’un de ces projets (plus d’infos seront alors disponibles sur le site).

Qu’est ce que le commerce équitable ?

Le commerce équitable est une autre démarche de commerce qui vise à établir une plus grande équité dans les relations commerciales, du producteur au consommateur. Il contribue au développement durable en améliorant les conditions économiques, sociales et environnementales des travailleurs et des petits producteurs défavorisés. L’objectif est, à long terme, de modifier profondément les pratiques actuelles du commerce en y instaurant la notion d’éthique et de transparence.
 

Ses critères principaux sont :

  1. Un prix d’achat juste et un préfinancement des commandes permettant aux producteurs de répondre à leurs besoins fondamentaux
  2. Le refus du travail forcé et de la main-d’oeuvre infantile
  3. Des conditions de travail dignes (horaires, salaires)
  4. La non-discrimination (ethnie, religion, sexe)
  5. La préservation de l’environnement de la production à la distribution
  6. Des relations commerciales directes et durables
  7. La transparence et la traçabilité des produits

 

Nos convictions
Nous pensons que le commerce équitable ne doit pas être limité aux relations commerciales entre les pays dits du « Nord » et ceux du « Sud », mais doit être applicable à l’ensemble des transactions commerciales qu’elles soient internationales, nationales ou locales. En effet précarité, dégradation de l’environnement et inéquité dans les relations commerciales existent également dans les pays occidentaux. La cotation des ressources naturelles en bourse et la grande distribution sont les piliers de notre économie libérale. Celle-ci tend à concentrer les richesses dans les mains d’un petit nombre de multinationales qui ne gère l’économie qu’en fonction de profits financiers à court terme.
Le commerce équitable étant un enjeu de société prenant de l’ampleur, les grands industriels tentent aujourd’hui de le récupérer comme une part de marché. Ceci leur permet d’améliorer leur image tout en occultant le fait que leur mode de distribution (grande distribution) est contraire aux principes du commerce équitable. La grande distribution en cassant les prix et en réalisant des marges disproportionnées cause depuis des dizaines d’années la fermeture des commerces de proximité, la ruine des petits paysans qu’ils soient français ou bien des pays du sud …et aujourd’hui ces structures prétendent participer à un commerce plus équitable en commercialisant une proportion infime de produits dits « équitables ».
En ce qui concerne la labellisation des produits issu du commerce équitable, une réelle harmonisation nous semble nécessaire. Plusieurs organismes indépendants devraient pouvoir être présents à différents stades de la filière (production de la matière première, fabrication, importation et distribution) et chaque acteur devrait assurer une transparence de son activité.
Nous devons nous poser certaines questions pour ne pas tomber dans un commerce équitable qui ne serait plus qu’un pale reflet des véritables enjeux politiques et économiques qu’il représente. Peut-on qualifier d’équitable un importateur, un fabricant ou un producteur qui n’appliquerait ces principes qu’à une partie infime de ses produits ? Peut-on qualifier d’équitable une filière qui distribue ses produits en grande distribution ? Peut on considérer comme équitable un produit venant de régions ou de pays lointains alors qu’il est disponible localement ?
Face à ce constat, ce sont nous, consommateurs, qui devons prendre conscience de l’influence de notre mode de consommation sur l’économie. L’économie libérale régissant notre société, il nous parait tout aussi important d’agir par la consommation que par le vote.