Du Bio pour tous demain ?
Je voudrais avoir l'avis de personnes éclairées sur la question suivante : Pensez-vous que si demain, toute la population française décidait de consommer du Bio en majorité ou en totalité, l'offre suivrait ? dans l'hypothèse où la réponse serait négative, est ce que ça signifie que finalement le Bio c'est résolument réservé à une petite fraction de la population, que la production ne peut en réalité pas répondre à la demande, que cette production doit rester marginale pour être viable ou est ce qu'à terme, il faudra que l'agriculture dite "traditionnelle" modifie ses modes de production . Cette dernière solution est-elle envisageable ?
le 27/06/2006
Je sais qu'en allemagne ils importent pas mal de bio depuis qu'on en trouve dans les hard discount à prix massacrés.
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le 27/06/2006
En surfant sur des forums d'agriculteurs on se rend compte qu'un certain nombre souhaiteraient pratiquer l'agriculture bio, mais ils sont freinés par différents obstacles.
Les débouchés et la rentabilité ne sont pas assurés, et les technicités à mettre en oeuvre dans l'agriculture bio sont particulières à cette filière et demandent en général de solides connaissances qui ne s'improvisent pas.
Et peu d'organismes professionnels existent pour assurer un soutient de proximité, à ce qu'il semble.
Se lancer dans l'agriculture bio ressemble donc à une aventure, et il ne faut pas négliger "la pression du milieu", des agricultueurs partisans du tout engrais chimique + phytosanitaire, qui semblent être majoritaires et souvent assez féroces, parfois très bornés.
Cependant il existe en Europe des territoires sur lesquels se pratique avec succès une agriculture intégralement biologique, qui s'avère tout à fait prospère, c'est le cas d'une région proche de Münich (Agriculture biologique ? Incontournable à terme ! voir le lien Solagro).
Et il faut se dire que quand un nombre suffisant de nos concitoyens auront prix conscience qu'ils sont des pollués payeurs avec une facture toujours croissante auxquels on fournit de produits de plus en plus pollués (Pesticides, non merci! ) les choses commenceront peut-être à bouger.
Qu'il soit par exemple démontré que les phosphates sont vraiment à l'origine de certains cas de maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer, SLA) ou s'il y avait mort d'homme lors d'un bain en rivière (des chiens sont morts ainsi) à cause de prolifération de cyanobactéries toxiques due à une forte teneur en phosphates et les choses bougeront (Le coût de l'agriculture intensive actuelle ).
On ne peut donc pas répondre de façon simple à cette question et l'avenir du "bio" est soumis à de nombreuses conditions..
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le 28/06/2006
<p>personnellement, je pense que l'agriculture dite "traditionnelle" doit modifier ses modes de production ! faire de la qualité (bio) plutot que la quantité (néfaste pour la planète et notre santé), cela éviterait les problèmes :<br />- de la surproduction qui fait baisser les cours des produits (les agriculteurs réclament des prix pas des primes ! ils m'agacent car je pense qu'ils ont les cartes en mains) ;<br />- de la concurrence internationale ("les petits producteurs des PED cassent les prix" ai-je déjà entendu), </p><p>comme dans l'industrie et autres, les producteurs des "pays riches" doivent faire de la qualité, une production "high tech"... en agriculture cela s'appelle faire du bio (et non des OGM attention !!). enfin, je dis çà mais je me trompe peut-être... je ne suis pas ce qu'on peut appeler une personne éclairée sur la question...</p>
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le 29/06/2006
Si vous chercher une évaluation chiffrée sur la question, allez sur la page de Jean-Marc Jancovici qui parle très bien de ce sujet.
En résumé, oui c'est possible que tout le monde mange bio -- et c'est même souhaitable pour la santé de tous et pour notre environnement. Mais pour ça il va falloir calmer le jeu sur le gros morceau de rosbeef tous les midis au restaurant !
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le 30/06/2006
je suis d'accord avec toi...
j'ajouterai même plus que l'on pourrait utiliser engrais chimiques à doses plus raisonnées et/ou sous une forme non néfaste pour l'environnement...
je suis persuadée (utopiste?) que la chimie (même la petrochimie), si elle était sage serait très très utile. mais au nom de la sacro sainte rentabilité, ce n'est pas encore le cas...
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