Un article posté par Mireille

Ceux qui doutaient de l'honnêteté des magasins bio proposant des produits en vrac peuvent être rassurés : ils devront maintenant être déclarés en tant que tels à l'agence bio et être contrôlés à leurs frais.

"Après les agriculteurs, les magasin bio vont également être contrôlés
Pour vendre ses produits avec un label bio, l'agriculteur doit payer pour prouver qu'il respecte le cahier des charges de l'agriculture biologique, tandis que celui qui a adopté un mode de production 'classique', à l'origine de nombreux problèmes environnementaux, ne paye rien. Ce paradoxe devrait s'appliquer, à compter du 1er juillet 2005, aux distributeurs bio avec un contrôle obligatoire et payant.
Le contrôle s'adressera à tous les points de vente qui vendent des produits bio non-préemballés, le coût du contrôle étant facturé à la prestation, et non au chiffre d’affaire réalisé avec le rayon bio. Ainsi, de nombreux points de vente, pas 100 % bio, risquent d'être obligés d'arrêter de proposer des produits biologiques à leur clientèle, par la faute de contrôle coûtant davantage que le bénéfice tiré de la vente de ces produits.
Au final, ce nouveau règlement européen concourt à augmenter le prix des produits bio, freinant un peu plus leur démocratisation. Economiquement, la grande distribution sort gagnante de cette volonté de contrôle, puisqu'elle devrait pouvoir facilement absorber le surcoût du contrôle, grâce à l'importance des volumes traités et des tarifs négociés.
Néanmoins, pour une filière qui se veut écologique, l'aberration est grande de favoriser des produits bio préemballés, générateurs de déchets physiques, et des lieux de distribution à l'extérieur des villes, obligeant le recours à l'automobile génératrice de gaz à effets de serre.
Alex Belvoit

voir aussi le communiqué de presse de Nature&Progrès
http://www.natureetprogres.org/ (pdf) ou directement reporté ici
en fait, ce contrôle coûterait à partir d'au moins 300 euros/an pour un petit magasin. Il y a toujours la solution de ne plus revendiquer le fait de vendre des produits bio en vrac. (voir texte officiel ici ) Les intermédiaires ( grossistes, distributeurs ) sont également soumis à ce contrôle pour les fruits légumes, et ne peuvent y échapper. les fruits et légumes bio distribués en magasins officiellement bio devront donc être contrôlés 3 fois : chez le producteur, chez le distributeur ( la quasi totalité des magasins travaillent avec un grossiste ), et chez le détaillant, les consommateurs seront-ils enfin rassurés ?