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Le lancement de l'étiquetage carbone semble réserver plusieurs surprises... Apparemment pour les produits manufacturés, le transport représente une part très faible de l'impact . Et cela semble aussi se vérifier pour le lait pour lequel plus de la moitié de l'impact viendrait des vaches elle-même... 

Concernant les voitures, c'est l'utilisation qui représente 86% de l'impact carbone...

sur Mes courses pour la planète.



Cependant la locale a bien d'autres vertues... On sait ce qu'on achète, on sait d'ou cela vient, on sait qui le fait.

Sécurité, qualité et lien social sont donc souvent au rendez vous.

ps: demain, les résultats de l'interview du directeur des centres leclerc de Templeuve et Watrelos !

Cet article a été rédigé par Olivier le Mardi 14 Octobre 2008, 18:22 dans la catégorie Au quotidien
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Commentaires

  1. Se méfier des % !!

    Ecrit par Anonyme, le Mardi 14 Octobre 2008, 19:13

    Attention quand même aux conclusions attivent avec la présentation de chiffres sous forme de %...

    Suivez le raisonnement:
    Si on prend l'exemple d'un vélo et d'une voiture fabriqués au japon, leur transport jusque chez vous va générer environ (à peu près) le même gaspillage, on va dire 10 gaspi (on suppose que le "gaspi" est notre unité).
    Par contre, à l'utilisation (je vais dire n'importe quoi, je connais pas les proportions), le vélo va consommer 1 gaspi (pour l'entretien, réparation...) et la voiture: 1000 gaspi.

    Résultat: consommer local aurait économisé:
    - 90,9 % de gaspi pour le vélo
    - 0,99% de gaspi pour la voiture

    Alors ça sert à rien d'acheter la voiture localement mais le vélo par contre ça vaut le coup ??!!

    FAUX ! Pour les 2 produits consommés localement, ça fait 10 gaspi d'économisé pour chacun, et c'est tout !

    La planète se fou des %, elle prend le total des "gaspi" dans la tronche !

  2. Re: Se méfier des % !!

    Ecrit par Julien Robert, le Jeudi 16 Octobre 2008, 13:40

    Tu as en effet raison. Dans le cas de ces types de produits, il est vrai que sur l'ensemble des étapes impactantes, si on efface ou diminue fortement l'impact du transport, ba... c'est toujours ça de gagné.
    Par contre, dans ton exemple, tu considères que l'étape du cycle de vie la plus (ou la moins : vélo) impactante est l'utilisation de la voiture...ce qui est en effet vrai.

    Par contre, lorsque la phase la plus impactante n'est pas la phase d'utilisation, consommez localement peut avoir un très grand intérêt pour le bilan carbone. C'est notamment le cas pour tout ce qui est fruits & légumes. En effet, la phase la plus impactante n'est pas la partie "utilisation" mais bien la partie production/transport. Sachant que selon les conditions climatiques de la culture, le rapport impactant de la production vis-à-vis du transport peu se retrouver inversé. Par exemple, une tomate de la région toulousaine et une autre du Maroc avec comme point de distribution Toulouse n'aura pas les même rapport d'impact entre la production et le transport.

    Le système est simple à comprendre :
    le mode de production de la tomate est relativement similaire et donc a un impact équivalent entre le Maroc et le sud de la France. Par contre le transport est 10x plus important entre l'un et l'autre lieu de production. Donc, pour rejoindre la conclusion de "anonyme", la tomate du sud de la France aura un impact global de 10 gaspi (9 production + 1 transport), alors que celle du Maroc aura un impact global de 19 gaspi (9 production + 10 transport).

    N.B : cela n'est bien entendu valable seulement quand les modes de productions sont similaires entre eux. Si vous habitez Lille et que vous achetez des tomates de Belgique, vous serez quasi sûr qu'elles auront été cultivés sous serres chauffées. Ce qui n'est normalement pas le cas dans le sud de la France (en saison, bien sur, pas en hiver !). Donc laquelle préféré ? Celle qui a fait 50km ou celle qui en a fait 500km ? Ba, par retours d'expériences et d'études sur le sujet (ADEME, MEDDAT...), la production sous serres PLOMBE littéralement le bilan carbone d'un produit. Donc, si vous souhaitez réduire votre empreinte carbone, achetez plutôt des tomates du sud de la France plutôt que de Belgique... ou du Maroc :).
    Cela va sans dire qu'il faut également les acheter de saison bien sur :).

    J'espère que mon raisonnement aura été clair à comprendre malgré la complexité du sujet... :)

  3. Se méfier des % !!

    Ecrit par Antoine, le Mardi 14 Octobre 2008, 19:14

    Attention quand même aux conclusions attivent avec la présentation de chiffres sous forme de %...

    Suivez le raisonnement:
    Si on prend l'exemple d'un vélo et d'une voiture fabriqués au japon, leur transport jusque chez vous va générer environ (à peu près) le même gaspillage, on va dire 10 gaspi (on suppose que le "gaspi" est notre unité).
    Par contre, à l'utilisation (je vais dire n'importe quoi, je connais pas les proportions), le vélo va consommer 1 gaspi (pour l'entretien, réparation...) et la voiture: 1000 gaspi.

    Résultat: consommer local aurait économisé:
    - 90,9 % de gaspi pour le vélo
    - 0,99% de gaspi pour la voiture

    Alors ça sert à rien d'acheter la voiture localement mais le vélo par contre ça vaut le coup ??!!

    FAUX ! Pour les 2 produits consommés localement, ça fait 10 gaspi d'économisé pour chacun, et c'est tout !

    La planète se fou des %, elle prend le total des "gaspi" dans la tronche !

  4. Re: Se méfier des % !!

    Ecrit par Olivier, le Mercredi 15 Octobre 2008, 09:50

    Merci pour cette autre perspective.

  5. Ecrit par Samy44, le Mercredi 15 Octobre 2008, 21:40

    Pour répondre au titre, je dirais que tout dépend du mode d'achat du local.

    Je m'explique :  Nous sommes en juin, j'achère 1kg de fraises bio produites dans la région, en passant par la grande surface... les fraises auront été produites par un producteur que je ne connais pas (étonnant ?), conditionnées en barquettes plastiques (produites à base de pétrole qui a parcouru plusieurs milliers de kilomètres...), étiquetées avec un joli code barre (imprimé avec de l'encre chimique sur du papier fabriqué avec un arbre de la forêt amazonienne) puis acheminées vers la centrale d'achat qui se trouve à près de 50 kilomètres du supermarché avant d'arriver à ce dernier qui lui se trouve à 2 kilomètres de chez moi.

    Maintenant je vais chercher mes fraises à vélo (en covélotage ou covoiturage avec mes voisins) au point de distibution des paniers de l'AMAP du coin à 2 kilomètres de chez moi... les fraises produites par le producteur qui m'aura lui même préparé avec amour mon panier de fruits et légumes pour la semaine, ce producteur qui m'a fait visiter sa production la semaine dernière, il nous a montré son petit carré de fraises planté sur brf à côté des poireaux pour cet hivers.

    Bref, Il y a local et local...

    Tiens, une petite question pour Michel Edouard Leclerc, dans ses pourcentages d'impacts (aussi approximatifs soient-ils) , tient-il compte aussi du mode de production ? Avec ou sans pesticide, avec ou sans engrais, avec ou sans ogm, etc, etc, etc, avec ou sans colorant, avec ou sans conservateur, avec ou sans appétant etc, etc, etc, avec ou sans additif, avec ou sans chimique ? Oui parce que l'impact n'est forcément pas le même... non seulement pour la nature, mais aussi pour nous qui attrapons des cancers jeunes, qui nous soignons avec des médicaments toxiques à l'aspartame ou autres neurotoxiques chimiques qui eux ne sont pas produits localement, ça c'est honteux et bien dommage !