Un article très complet sur Ecolo Info au sujet de l'impact de l'activité des banques sur l'environnement.

 
En ces temps de crise, voilà une étude qui tombe à propos… Les Amis de la Terre publient aujourd’hui la version 2008-2009 de leur guide éco-citoyen “Environnement: comment choisir ma banque ?”, en partenariat avec l’association de éco-citoyenne CLCV. Basé entre autres sur l’expertise de BankTrack, le réseau international d’ONG travaillant sur la finance dont les Amis de la Terre sont membres, le guide 2008-2009 confirme ce que son prédecesseur révélait déjà : de trop nombreuses banques françaises sont impliquées dans des projets controversés aux impacts sociaux et environnementaux lourds. Afin d’en savoir plus sur l’étude, nous avons interrogé il y a peu Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre.
à lire ici



Bon moi j'ai un compte à La Nef et à La Sogé donc ça s'équilibre non ?

Blague à part, il y a tout de même un petit biais. Les banques les plus "polluantes" sont les plus grosses et celles qui investissent le plus. Ok elles investissent dans le nucléaire etc... Mais c'est aussi parce qu'on leur demande.... Pourrait-elle refuser ?
C'est ce que la Nef et le Crédit Coop feraient.
Pour les banques médianes, je crois qu'elles aimeraient bien qu'on leur demande d'investir aussi... non ?




Cet article a été rédigé par Olivier le Mercredi 1 Octobre 2008, 16:27 dans la catégorie Produits / Eco Services
4 commentaires - Commentez l'article !


Commentaires

  1. Vivement la banque éthique européenne

    Ecrit par Zinkou, le Mercredi 1 Octobre 2008, 22:31

    Moi aussi ayant un compte à la Nef (et donc pour le moment aussi au crédit coopératif) et nul part ailleurs, je suis bien heureux de ce classement. Il est dommage de laisser de l'argent gagner honnêtement enrichir ceux qui le sont moins.
    Par contre vivement la banque éthique en cours de mise en place par la Nef, une banque éthique italienne et une association type Nef en espagne. C'est une aventure passionnante à laquelle cette banque transparente propose de participer.
    http://www.lanef.com/lanefenaction/actu_relances.php?id=93

    Bonne lecture et bons investissments...

    Zinkou (Qu'est ce qu'on peut faire pour être les changements que l'on voudrait voir sur terre)

  2. Ecrit par yann, le Vendredi 3 Octobre 2008, 13:39

    Oui, vivement la banque éthique européenne!

    Mais pour répondre à Olivier, oui les banques ont le choix dans ce qu'elles financent! C'est le fondement même de notre campagne en fait : la coresponsabilité des banques dans les projets qu'elles financent. Personne n'a obligé la Société Générale à développer les produits dérivés, personne n'a obligé à l'inverse Dexia à développer les énergies renouvelables, ce sont des décisions stratégiques que doit prendre l'entreprise. Les banques ont donc des choix à faire et ne sont pas contraintes de finance le nucléaire ou quoi que ce soit d'autres...

    Donc oui, elles pourraient refuser. Pour les banques médianes, elles n'ont pas d'activité de banque de financement et d'investissement (ou via des filiales), ça règle le problème!

    Merci pour l'article et le commentaire!

  3. Choisir sa banque

    Ecrit par Adamantane, le Vendredi 3 Octobre 2008, 18:34

    Bonne idée que d'inciter chacun(e) à se renseigner sur les pratiques économiques, écologiques et sociales de "sa" banque.
    Décider de changer de prestataire et passer à l'action est acte méritoire.
    D'une part il est bien pratique, à un certain âge, ou dans certaines circonstances de vie, que l'agence bancaire à laquelle le compte est rattaché soit un commerce de proximité. Ne serait-ce que pour les remises de chèque et retraits de chèquier. D'où l'importance de l'implantation du réseau. Sur ce plan, la banque postale, c'est assez commode.
    D'autre part, à partir du moment où l'on a choisi le moyen des virements et prélèvements automatiques pour gérer les flux monétaires, le changement de RIB est une épreuve longue, difficile et risquée.

    Ii y a trois ans j'ai choisi de quitter une entité un peu déplaisante quant à ses méthodes de management, sa relation avec les clients et le choix de ses relations d'affaires, pour utiliser les services d'une banque populaire (celles où l'on peut même être associé en achetant des parts).
    Comme toutes mes ressources (trois retraites versées par des organismes différents) et toutes mes dépenses et contributions (impôts, charges, etc.) sont traitées par virement, et que la banque laisse le client effectuer toutes les démarches requises (une vingtaine dans mon cas), la synchronisation est impossible. Résultat : des découverts sur les deux comptes, le sortant et l'entrant, et de longues heures d'explications pour minimiser la casse. Le sortant, ayant perdu le client, argumente : c'est bien fait débrouillez-vous. L'entrant, considérant que cela commence mal, vous demande de restituer le chéquier en attendant que ça s'arrange.

    Le fond du problème est une fois de plus qu'un énorme mensonge vient polluer la liberté théorique du choix du fournisseur dans cet univers libéral-capitaliste. Dans la pratique, rien n'est fait pour que ce choix puisse s'exercer, bien au contraire. Les obstacles de détail, par leurs conséquences, peuvent venir à bout des volontés les plus tenaces. Et ces obstacles naissent du fait que les principes et les procédures se contredisent.

    Il serait donc peut-être utile de lutter pour que l'infrastructure administrative soit cohérente avec la superstructure législative. Sans parler du poids excessif que prennent les micro-décisions des agents intermédiaires, des gens comme "vous et moi" qui hors du travail militent souvent pour plus d'équité et de générosité, et dans l'exercice de leur profession manifestent assez facilement une tâtillonnerie à la limite de l'abus de pouvoir.

    La liberté du consommateur est un soleil de papier : elle ne brille que sur les notices publicitaires et les affiches de réclame.
    Bon, j'ai l'air un peu désabusé, comme ça ; mais je suis de tout coeur avec celles et ceux qui se rebellent de manière concrète et réfléchie.

  4. Aspect marketing de l'approche verte

    Ecrit par Bini, le Jeudi 19 Août 2010, 15:22

    Pour un commentaire intéressant sur l'efficacité économique de cette approche, voir:
    http://awintrebert.typepad.fr/blog/ecologie/ 

    "Au final, même si les banques s'investissent dans le développement durable, elles ne sont pas sûres d'en tirer un avantage en terme de réputation sur internet comme le montre cette étude de Sésame. Là aussi, les banques mutualistes bénéficient d'un meilleur a priori des internautes !"