Alpes de Haute-Provence : suppression des sacs plastiques au 1er février
Alpes de Haute-Provence : suppression des sacs plastiques au 1er févrierMerci Gilbert pour cette info !
Le conseil général des Alpes de Haute-Provence a signé une charte d’engagement avec les sept enseignes de la grande distribution présentes sur son territoire pour la suppression des sacs plastiques jetables. Les différents magasins s’engagent à ne plus les distribuer aux caisses à partir du 1er février, la campagne de communication et d’information des consommateurs étant financée par le département pour un montant de 20 000 euros. Parallèlement, le service de l’environnement du conseil général a alerté les petits commerces sur cette démarche, mais pour l’instant sans aucun retour. D’ici un an, un bilan sera réalisé pour connaître la réaction des clients et mesurer l’impact de cette mesure sur l’élimination des déchets. On estime aujourd’hui que la grande distribution distribue chaque année en France 15 milliards de sacs plastiques qui représentent 200 000 tonnes de déchets à éliminer.
http://www.lagazettedescommunes.com/actualite/actu_ld.asp?id=8287
Je soutien ce genre de démarche, car le déchet le plus recyclable est bien celui qui n'existe pas...
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| Imprimer | Articlé publié par Olivier le 13 Jan. 05 |
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le 13/01/2005
Il faut être prudent sur l'effet de ce genre de mesures. Forcément, le nombre de sacs de course va diminuer. Mais les gens achèteront plus de sacs poubelles.
Comme l'ont montré les différents échanges sur ce site à propos des sacs, l'important n'est pas tant la matière mais le comportement des usagers-consommateurs. Et en l'occurence, ce qui me semble le plus important est que les sacs deviennent payants, ce qui conduit chacun à plus de mesure.
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le 13/01/2005
En effet, il y aura plus d'achat de sac poubelle.
Le coté payant est pour moi un peu gênant socialement, comme nous le rappelait Fred dans son post sur Franprix ci-dessous.
En revanche, tous les sacs ne se transforment pas en sac poubelle. En effet, ils sont souvent sales ou abimés avant. Par ailleurs les ordures générées par le contenu des sacs sont par définitions moins volumineuses que les sacs non ? (Ok, sauf si on mange des artichauds matin, midi et soir)
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le 13/01/2005
Juste en passant, j'ai pensé à toi à l'heure du déjeuner car je suis allé à la FNAC traîner au rayon sérieux "Entreprises et tout le taintouin". Figure-toi qu'au Rayon "Nouvelle Economie", on ne trouve plus que des bouquins sur le développement durable. Je trouve ça assez drôle, l'ironie de ce classement... Nouvelle économie ? Finies les start-ups et les Business Models ? Aujourd'hui on fait dans le durable... Bon, c'est tout. (je me rends compte de la légèreté de mes propos mais en même temps il est tard.... Oh la la, faut que j'y aille moi).
Ciao et bravo pour ton blog !
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le 13/01/2005
>Le coté payant est pour moi un peu gênant socialement, comme nous le rappelait Fred dans son post sur
> Franprix ci-dessous.
Les gens ont pris l'habitude de la gratuité. Et les exemples montrent qu'on ne se comporte pas de la même manière avec un produit payé qu'avec un produit gratuit. Beaucoup de gens prennent bcp plus de sacs que nécessaire.
>En effet, ils sont souvent sales ou abimés avant. Par ailleurs les ordures générées par le contenu des sacs
>sont par définitions moins volumineuses que les sacs non ?
Ah bon ? Explique !!
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le 13/01/2005
Euh, ben j'avais tenté d'expliquer ça ici...
http://quotidiendurable.com/news/41.shtml
Mais pit ête que j'm'a trompé !
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le 13/01/2005
Merci Cyrille, ça me touche qu'on me dise que mon blog est bien.
Et oui, la nouvelle économie c'est celle des créatifs culturels, celle de la transparence, du pouvoir du consommateur. Les start up et les BP sont toujours là, le proffit restera le carburant de l'entreprise (1) et c'est bien.
C'est pas du tout leger, et puis ce qu'on dit sur ce blog, c'est pas toujours fut' fut' non plus On est entre nous...
(1) Elizabeth Laville - Utopies
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le 13/01/2005
... d'autant plus quand on remplace les sacs plastique par des sacs payants... faits en quoi?
Hier à propos de Franprix, j'avais encore quelques doutes à propos de la question du gain, mais aujourd'hui mon doute tend à s'amenuiser. D'un côté des sacs payants et l'augmentation de la vente des sacs poubelle et de l'autre une belle économie en éliminant le coût des sacs plastique!!!! ???? Ça ne fait pas un beau total tout ça? J'ai horreur de ces décisions hypocrites.
En plus, je ne sais pas si vous êtes des habitués des courses, mais plusieurs petits sacs, c'est bien plus pratique qu'un grand (ça évite de mettre le fromage à côté des chaussures, chaque chose en son temps!), et après les courses, ça sert non seulement de sac poubelle mais aussi pour isoler des tas de choses.
Et puis.... si une petite île comme Malte (qui en effet n'a pas beaucoup de place pour ses déchets) fournit des sacs 100 % biodégradables, je ne vois pas pourquoi les grandes chaînes ne peuvent pas en faire autant.
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le 13/01/2005
Je ne suis pas aussi catégorique. Tout d'abord parce que tout le monde n'a pas la même conscience écologique que toi. Marie-Laure le confirmera mais je crois qu'il y a environ 100 millions de sacs plastiques en permanence sur le littoral français. On en trouve aussi plein le long des autoroutes etc...
Supprimer les sacs de caisse, c'est aussi une action de sensibilisation en fait.
Pour ce qui est des sacs bio-degradable, a priori, on a conclut dans l'article suivant qu'ils étaient (pour le moment) plus polluant que les sacs standards, à cause de leur production.
http://quotidiendurable.com/news/41.shtml
Il est par ailleurs démontré par plusieurs exemple, que le développement durable... c'est rentable.
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le 14/01/2005
Catégorique ? Moi ? :-))))))) Je plaisante bien entendu. Je crois au contraire que j’ai abordé la question de façon trop superficielle. Cette fois-ci, j’e vais donc essayer de l’examiner sous toutes ses facettes.
Tout d’abord, si je reconnais ne pas être très au courant du coté des sacs biodégradables, je ne crois pas du tout au retour du cabas. On ne revient en arrière que contraints et forcés ou en cas de guerre. Et heureusement pour nous ce n’est pas notre cas. Ensuite, si je trouve que l’idée en question est à la limite de l’hypocrisie, c’est pour les raisons suivantes :
1) nous vivons dans un période de crise économique ou les supermarchés (ici j’englobe toute la catégorie) ont été obligés par le gouvernement à un blocage des prix. Il n’est donc pas difficile d’imaginer la mise en branle des cerveaux-gestionnaires de cette catégorie pour essayer de palier à ce manque à gagner, afin de sauvegarder le niveau des dividendes des actionnaires (parmi lesquels je ne serais pas surprise de trouver quelques membres du Conseil général des Alpes de Haute-Provence ;-))
2) D’où l’idée de l’élimination des sac plastique qui, comme pas hasard naît en même temps sous plusieurs enseignes. Comme démontré dans mon commentaire précédent, la catégorie est gagnante sur tous les plans, augmentant ses bénéfices, même si de façon infime, ou au pire évitant des pertes.
3) Seuls les clients sont pénalisés, appauvrissant un peu plus la catégorie la plus pauvre.
4) Pour fournir des sacs plastique à leurs clients, les chaînes en question s’approvisionnaient auprès de fabriques de sacs en plastique, qui eux-mêmes faisaient travailler des imprimeries sur plastique. Qu’en sera-t-il de ces boites-là ? Et de leur personnel ?
5) Les sacs en plastique jonchent les bords de nos routes parce que tout le monde n’a pas encore le sens du respect du bien publique. C’est un fait déplorable, mais ce n’est pas parce que sept enseignes ne vont plus distribuer de sac plastique dans le département des Alpes de Haute-Provence que tout le monde va arrêter de fabriquer des sacs en plastique ou que les gens arrêteront de les abandonner dans la nature.
6) Si le Conseil général des Alpes de Haute Provence a vraiment à coeur l’intégrité de la beauté de ses sites, il est préférable qu’elle fasse en sorte d’instaurer (à eux le choix du niveau et des moyens) un service de ramassage des sacs plastique (une sorte de voirie des routes), ce qui créera quelques emplois en plus (au lieu d’en supprimer). Leur incinération (à un niveau régional si nécessaire) pourra devenir une source d’énergie. Il y aura peut-être quelques particules en plus dans l’atmosphère, mais beaucoup moins de plastique dans la nature. En plus, cela contribuera à l’éducation des gens au respect de la nature car, en général, ils ont plus de scrupules à jeter des choses à terre dans les endroits propres que dans des endroits sales. Certains s’écrieront : on va encore augmenter nos impôts locaux ! Alors là, je crois que de nombreux budgets communaux, départementaux ou régionaux sont à revoir dans le sens de l’honnêteté et des priorités.
CQFD : cette mesure ne profitera qu'aux enseignes en question.
En résumé, « l’écologie » étant à la mode, je pense qu’il faut être très prudent avec les idées « écologiques » qui arrivent du haut et essayer d’en voir tous les tenants et aboutissants. A mon point de vue, l’homme et l’écologie sont si intimement liés qu’il n’y a aucun équilibre possible si le profit de l’un pénalise l’autre. Jusqu’à présent l’homme a profité de la nature sans aucun critère et il commence à en subir les conséquences. Il ne faut donc pas tomber dans le travers inverse et commencer à pénaliser l’homme au nom de la soi-disant défense de la nature. Autrement on ne fait que continuer à suivre la même logique, celle du profit.
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le 14/01/2005
Ah aaaah débat !!!!
1) Oui, mais je trouve que la dernière remarque sur les membres du conseil général est un peu facile
2) Je ne suis pas d'accord, je ne sais pas si c'est même un débat. Comme je te le disais, le DD c'est rentable selon moi. ça ne me pose donc pas trop de pb.
3) Oui, le pbs des sacs payants est de taille. Mais en même temps c'est grave de voir comme dès que quelques chose est gratuit, plus personne n'y fait attention.
4) Toujours un bon point sur l'impact social, de taille. Merci de le relever.
5) Oui, mais il y aura moins de sacs à la source. Et ça sensibilisera les gens, un peu.
6) Je ne suis pas d'accord. En ville il y a des ordures partout parce que les gens se disent "boaf, la mairie les rammassera". Le pb c'est que c'est moche et que la mairie elle ne passe pas toute les 4 secondes. En plus les sacs s'envolent, se collent dans les arbres, sont mangés par des chèvres, ce qui comble leur faim et donc elle ne mange plus et elle crève...
7) Si une enseigne le faisait seule, ça serait suiscidaire, car en effet, elles savent qu'à la base, le client est plutôt réticent. E Leclerc a payé très cher son role de moteur dans ce domaine, il y a déjà plusieurs années.
8) Oui, il faut être prudent, réflechir au tenant et aboutissant, d'ou l'idée de ce blog (trop bien ce blog est utile !)
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le 14/01/2005
Moi aussi, j'adore les débats! :-)
2) Parlons-nous de la même chose? Les enseignes encaisseront plus qu'avant ! Elles suppriment l'achat des sacs de caisse, vendent des sacs-cabas et augmentent la vente des sacs poubelles! Sans rien débourser! DD rentable pour qui? Il est possible que le blocage des prix révoqué, elles réintroduisent les sacs plastique (suite au désir des clients, diront-elles) comme cela s'est produit il y a quelques années en Italie, avec dans certains supermarchés un paiement forfaitaire de 0,05 ct. ou 0,10 ct par achat global. Les gens s'y sont habitués.
3) Sac gratuits ? Tu crois vraiment à la gratuité des sacs? Je pense plutôt que leur coût était inclus dans le prix de la marchandise. Et on ne baissera pas les prix pour autant.
Pour le reste, rien à dire et bravo pour ton blog! :-)
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le 14/01/2005
Evidemment, je voulais écrire 5 ou 10 ct.... :-)))
Cet article est vraiment l'objet d'une belle réflexion et je crois que je vais en faire un billet sur mon joueb... en vous faisant un peu de pub. Vous le méritez!
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le 14/01/2005
3) Bien sûr rien n'est gratuit, mais en prendre 1 ou 10 ça ne te coute pas plus cher et tu le jettes dans la nature car tu peux en avoir autant que tu veux. Un peu comme le chauffage quand il est collectif et qu'il y a 15 appart dans l'immeuble. Alors que tu ne jeterais pas le sac qui t'as couté 15 cts et que si tu as un chauffage individuel, tu le coupes en partant en week end.
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le 18/01/2005
Ce n'est pas aller en arrière que respecter notre planète. En Corse, on n'a plus de sacs gratuits en supermarché depuis 1 an. Au début, j'ai entendu quelques rares personnes râler. Et puis, les gens se sont adaptés. Peut-être le fait que l'économie soit en grande partie touristique aide-t-il à la prise de conscience et donc au fait que le développement durable soit rentable.
Tiens, regarde, dans les transports aussi, on refait de l'ancien en modernisant
Le dernier aller-retour du tramways niçois a eu lieu le 10 janvier 1953.
Le prochain sera en service en 2007.
Voir ici http://www.tramway-nice.org
J'utilise mon cabas et sépare mes achats. Ca ne me coûte rien.
Tu vas me dire que les clients devront acheter des sacs-poubelles à la place. Vrai. Mais le coût est minime. En plus, le plus important n'est pas mécanique mais dans le changement de comportement. Si les gens regardent plus dans leurs achats, ils constateront que, même dans des enseignes à bas prix, ils pourront réaliser des économies bien plus importantes que leur petit surcout dont tu parles.
Cela en diminue le nombre. Ce n'est pas parce qu'on ne peut pas résoudre tous les problèmes d'un coup qu'il ne faut rien faire !
Ben si ! Si on en distribue moins, on en jette moins. Et le fait de les payer leur donne une valeur et donc les gens les jettent moins. C'est bête, mais c'est comme ça.
Les premières expérimentations avaient donné 95% de baisse du nombre de sacs. Pas mal, non ?
Il faut penser au fait que le plastique est à base de pétrole qui engendre des pollutions bien plus importantes nommées marées noires. Moins de sacs plastique = moins de transport de pétrole = moins de marées noires. Accessoirement aussi, moins de tensions dans le monde pour maitriser sa production.
C'est ça, jetons de plus en plus de choses et payons des gens pour les ramasser. Je prends ton idée comme une aimable plaisanterie.
Tu ne l'as démontré qu'à toi-même ;-)
Je suis d'accord qu'il faille être prudent. Et c'est une des raisons d'être de ce site (je ne crois pas me tromper, sinon Olivier le dira).
Comme l'a montré l'étude publiée par Olivier plus haut, la matière du sac est en effet sujette à discussion. Par contre, diminuer le nombre de sacs diminue le volume de déchets. Et faire payer en est le moyen le plus simple. En plus, changer le comportement est toujours l'investissement le plus rentable parce que cela fait réfléchir les gens et changent aussi le comportement sur d'autres aspects proches (énergie par exemple).
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le 18/01/2005
Je n'ai jamais dit que respecter notre planète c'était revenir en arrière, mais qu'il sera difficile d'éliminer les sacs en plastique tellement ils sont ancrés dans les habitudes. Et je n’ai jamais dit non plus qu’il ne fallait rien faire. Il y a de nombreuses solutions possibles mais verser dans l'utopie à coups de décrets ou de lois n'est pas la solution la plus juste. Et « faire payer » n’est certainement pas l'unique moyen d’éduquer les gens. Je dois même dire que ce genre d’idée tourne un peu à la ritournelle ces derniers temps, comme si on pouvait résoudre tous les problèmes « en faisant payer ». Voilà bien une réflexion de nantis ! Elle n’est pas tout à fait fausse, mais n’en faisons surtout pas une loi universelle ! Mais revenons à nos moutons.
A propos du problème qui nous intéresse, je diviserais la population en trois catégories :
1) Ceux qui profitent de tout et accumulent le plus possible (les requins), en pensant « après moi le déluge ! ». Ceux-là ne sont pas indisposés par les sacs en plastique ni par la pollution car eux ils habitent « ailleurs ». Ici j’inclurai également l’ensemble des j’menfoutistes, qui cependant fait partie des groupes malléables, donc récupérables.
2) Ceux qui déplorent les abus de la consommation et ses conséquences, ont conscience qu’ils ont un rôle à jouer dans la société qui est la leur et sur la planète qui est la leur, et comprennent qu'un changement de comportement est désormais urgent. Tout comme toi, j’estime faire partie de cette catégorie, mais je ne peux pas oublier que nous appartenons à une classe sociale plutôt instruite qui a été sensibilisée à cette question. En général nous habitons des quartiers décents que nous avons à coeur de conserver en bon état, où l'air est respirable (idem pour les lieux de nos vacances.), et chacun de nous sait plus ou moins ce qu'il doit faire ou ne pas faire.
3) ceux dont le souci principal n'est ni le problème des sacs plastique ni celui de l'environnement, mais qui doivent affronter des nécessités bien plus pressantes, comme de trouver un boulot, arriver à la fin du mois, préserver un semblant de vie normal dans des quartiers difficiles et souvent sales, etc … . Pour ceux-là la moindre dépense « en plus » est une pénalisation.
N'habitant pas en France mais en Italie où les sacs en plastique ont disparu pendant un certain temps il y a de cela plusieurs années, je peux te dire qu'aujourd'hui ils sont présents, plus que jamais, et que le seul changement, c'est justement que tout le monde les paie. Ça n'empêche absolument pas les gens de se servir abusivement quand ils le peuvent, ni même de les abandonner dans la nature. Les quartiers propres continuent à être propres et les quartiers sales à être sales. Les sacs en plastique continuent à voler et les chèvres (mais aussi les poissons) à crever. Alors, où est la solution ?
Et bien, là où tu crois que je plaisante ! Et c’est même mon cheval de bataille. Toute solution relative à l’environnement n’est valable que si elle n’est pas la cause de suppression d’emplois. Dans le sens inverse, toute solution qui propose la création d’emplois travaille pour l’environnement. Qu’y a-t-il de ridicule dans la création d’un service de voirie plus étendu ? Pourquoi un RMIste, un interdit bancaire, un travailleur sans logis, un chômeur devrait-il s’occuper de l’environnement ? Bien sûr, nous pouvons continuer à trouver des solutions de repli comme de diminuer le nombre de sacs ou de les faire payer, mais à mon avis c’est regarder le problème par le petit côté de la lorgnette, refusant d’aller mettre le nez dans la cause profonde de la dégradation de notre planète, c’est-à-dire la recherche inconditionnelle du profit.
Pourquoi les pays scandinaves sont-ils plus conscients des problèmes de l’environnement ? Pourquoi sont-ils plus propres ? Parce que dans les sphères hautes et moyennes la conscience sociale y est plus élevée et qu’elle finit même par conquérir les classes les plus défavorisées. Personnellement, je suis persuadée que rien ne changera en profondeur tant que tout le monde n’aura pas une vie assez décente pour avoir envie de préserver son petit environnement personnel.
Si tu as un petit moment va faire un tour sur mon site et tu te rendras vite compte que je suis tout aussi convaincue que toi de la nécessité de reprendre les choses en main pendant qu'il en est encore temps. :-)
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le 27/03/2005
[P'tite remarque, je trouve l'italique assez fatiguant à lire, pas vous ? :-/ M'enfin, très bon blog, je le découvre aujourd'hui, chapeau !]
3) Comme déjà dit, le surcoût pour les clients est minime.
4) La question de l'emploi, c'est un sujet sensible mais qui ne me semble pas valable dans ce cas. Aujourd'hui, la pérennité de nos sociétés impose des choix et la prise en compte de nouveaux paramètres. Les entreprises de sacs plastiques classiques ne sont pas compétitives sur ce plan, à elles de s'adapter. Il ne me semble pas légitime d'hésiter sur ce point parce que l'on se pose la question des emplois. Le "produit" n'est plus compétitif, l'entreprise doit d'adapter, ici il s'agit de sacs plastiques mais le contexte pourrait être tout à fait différent et les impacts identiques. Je ne pense pas que ce je dis soit dur ou infondé, s'est-t-on posé la question de l'avenir des entreprises productrices d'amiante ? Contexte différent, mêmes impacts.
Sans compter que la fin du sac plastique est discutée depuis longtemps, les entreprises du secteur ne tomberont pas des nues.
5 & 6 )
Sur les sacs plastiques, personnellement je considère (considérais ?) le problème comme simple : 90 % des poches plastiques classiques que je récupérais, jusqu'à il y a peu, finissaient à la poubelle par manque d'utilité. Il est vrai que jusqu'ici je n'avais pas pensé à m'en servir de poubelle... Mais même si c'était le cas, j'aurais bien plus de poches que de poubelles, donc le problème persiste.
Cela m'a pris un bon mois, mais tous les commerçants chez qui je passe régulièrement savent que je ne prends pas de sacs plastiques, idem pour le supermarché : j'utilise un sac renforcé classique où un sac à dos si mes achats s'y prêtent... et si j'ai un sac à dos.
Bref pour moi, le problème ne se pose pas tant de savoir quel type de sacs utiliser mais comment lutter contre l'imposition systématique de sacs plastiques... Je regrette qu'en Italie vous fassiez marche arrière, je serais curieux de savoir où en est l'Irlande, mais je considère que, à partir du moment où une mesure politique claire et concertée condamne les sacs classiques, on ne peut que progresser.
Il reste encore beaucoup à faire en matière de prise de conscience, dès que je prends plus de 3 revues chez le marchand de journaux, le premier réflexe c'est de me demander si je veux un sac. Les commerçants en proposent et les clients en demandent ! L'idée commence à faire son chemin chez une partie de la population suffisamment importante pour qu'elle soit acceptée. Les sondages l'ont déjà montré il me semble : aux politiques de prendre la relève.
Mais que ça ne soit limité qu'à 7 enseignes, effectivement, c'est dommage. Promenez-vous dans les centre-ville et jetez un oeil aux nombres de personnes avec un sac plastique grand format (et donc plus coûteux qu'un classique) d'un magasin de vêtement par exemple, est-ce bien nécessaire ?
Les petits sacs ne sont pas plus pratiques, les grands sont plus solides et il suffit d'en avoir 2 sous la patte pour ne pas tout mélanger.
Et puis, ça peut paraître idiot aujourd'hui mais, dans 25-30 ans, quand la moindre goutte de pétrole vaudra à elle seule 50 $, ce genre de débat paraîtra totalement absurde. Je suis assez stupéfait face l'apparente absence de craintes des industriels, politiques ou autres face au problème de remplacement de l'ensemble de l'industrie du plastique... Et donc de mesures préventives.
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le 29/03/2005
Bienvenue !
Merci pour le commentaires et les encouragements !
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